DISSIBLOG

09 janvier 2012

Éloge de la phobie

Islamophobes, xénophobes, homophobes, autant de déclinaisons d'une pathologie « première », l'antisémitisme, terminologie post Nuremberg et définitivement diabolisante d'une autre phobie supposée. Or qu'est ce qu'une phobie ? Voici ce que nous en dit Wikipedia:

La phobie se caractérise par une peur irrationnelle et majeure en présence d'un stimulus phobogène, pouvant évoluer vers une attaque de panique si l'évitement n'est pas possible. Les phobies ne deviennent des « pathologies » que lorsqu'elles entraînent une souffrance importante chez le patient, et une détérioration de sa qualité de vie. Elles deviennent alors invalidantes de par les symptômes en présence du stimulus phobogène, et de par les stratégies que doit mettre en place le patient afin de les éviter.

Reprenons donc:

1) La phobie est une peur irrationnelle et majeure en présence d'un stimulus phobogène. Dans le cas de la diversitophobie (peur de "diversitaires" généralement importés et/ou n'ayant eux même aucune velléité d'intégration), cette peur est-elle vraiment irrationnelle ? Est-il vraiment "irrationnel" pour nos concitoyens d'avoir peur de racailles qui tuent violent et pillent ? Est il vraiment "irrationnel" d'avoir peur d'immigrés qui utilisent le droit à l'immigration comme moyen d'invasion ouvertement affiché ? Est-il "irrationnel" d'avoir peur de groupes religieux importés qui prétendent vouloir nous imposer leurs rites et coutumes ? Est-il "irrationnel" d'avoir peur des contempteurs de la théorie du genre (*) qui veulent nous imposer leurs moeurs aussi improbables que contre nature ? Bref, les phobies que nous développerions sont elles un trouble du comportement au sens psychiatrique du terme, ou tout simplement une salutaire réaction de défense d'un organisme submergé de toute part ? Et pour rester dans la comparaison médicale, la meilleur potion à administrer au patient atteint de cette pathologie nauséabonde est elle celle des traitements immunosupresseurs administrés par les associations antiphobiques, ou la diminution de l'exposition aux allogènes allergisants ? ...

2) Les phobies ne deviennent des « pathologies » que lorsqu'elles entraînent une souffrance importante chez le patient, et une détérioration de sa qualité de vie. Sous cet aspect, la phobie est donc une névrose source de souffrance pour ceux qui en sont les victimes et non pour ceux qui en sont la cause. Seulement voilà: ceux qui hier prétendaient interdire d'interdire, vantaient (et vantent toujours) les principes de l'antipsychiatrie, sont les mêmes qui veulent vous encabaner dans les goulags de la pensée unique pour déviance raciste ! Car toutes ces "phobies" sont depuis les lois Pleven/Gayssot (**) passibles des tribunaux. C'est à dire que ce qui est au départ une simple névrose peut vous envoyer directement en tôle ! Comme en URSS, pour ceux qui ne pensaient pas "comme il faut"...

Aussi amis lecteurs (et électeurs, il sera bon de vous en souvenir à l'occasion) n'ayez plus peur d'être atteints d'une pathologie mentale: vos phobies supposées ne sont que réactions normales et salutaires à un trouble à l'ordre public entretenu délibérément par vos élites . En ces temps de post démocratie, nous sommes tous phobes et assumons pour notre part pleinement ce genre de phobies. Simplement, nous n'avons pas (encore) le droit de le dire. Mais ce mur là finira bien aussi par tomber ...
Allez en paix et portez cette parole réconfortante autour de vous ...


(*) pour ces énergumènes, notre prévention à leur égard ne serait en fait qu'une appartenance refoulée ou une sexualité mal assumée (sic !). La prose d'un multidiversitaire avéré (il a pratiquement toutes les casquettes de la diversité) tend à penser que ce sont bien eux qui développent une fixette particulière que nous vous laissont découvrir ...

(**) A vrai dire, ces lois ne sont que les descendantes aggravantes d'une loi sur la presse de ... 1881 ! Laquelle décrète certaines circonstances aggravantes, notamment la provocation en raison :

  • de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. (art. 48-1 de la loi de 1881)
  • de l'orientation sexuelle de la victime (art. 48-4 de la loi de 1881)
  • du handicap de la victime (art. 48-6 de la loi de 1881)

Cette loi de 1881, présentée par ailleurs comme une des plus libérales qui furent à l'époque, est par cette disposition  discriminante l'instigatrice (involontaire ?) du totalitarisme actuel. Il sera bon de s'en souvenir quand il faudra nettoyer l'effarant corpus réglementaire "ripoublicain"

Posté par 007-- à 10:06 - Europe - Commentaires [0] - Permalien [#]
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