DISSIBLOG

11 février 2012

Pas de frontières à l'extérieur de l'Europe !

Immigration: Bruxelles refuse de financer une clôture entre Grèce et Turquie

La Commission européenne a annoncé mardi avoir refusé à la Grèce de co-financer la construction d'une clôture à sa frontière avec la Turquie pour barrer la route aux migrants irréguliers et a mis en garde Athènes contre toute violation des droits de l'Homme.

J'ai dit non à la demande de financement de la Grèce pour la clôture à Evros, car elle est plutôt inutile, a déclaré la "commissaire politique" Cecilia Malmström, chargée des Affaires intérieures et des migrations dans un commentaire sur son compte twitter.[on appréciera en passant les modes de communication de la "démocratie" européenne]. Il vaudrait mieux se concentrer sur des réformes structurelles pour l'asile et le contrôle des frontières, a-t-elle expliqué.

La construction de cette clôture a été réclamée par plusieurs Etats de l'UE, en particulier par la France, en dépit des réticences de la Commission européenne. Elle vise à freiner le flux de migrants qui transitent par la Turquie et entrent illégalement en Grèce pour ensuite gagner les autres pays de l'UE. La décision de construire cette clôture relève de la responsabilité des autorités grecques, mais toutes les mesures doivent être conformes aux obligations internationales de la Grèce, notamment le respect des droits de l'Homme et le principe du non-refoulement des personnes en droit de bénéficier d'une protection internationale, a averti le porte-parole de Cecilia Malmström. Pas un centime du budget européen ne sera accordé pour ce projet . La clôture sera financée par la Grèce sur ses propres ressources, sans implication des finances de l'UE, a-t-il insisté. La Grèce doit recevoir 90 millions d'euros de l'UE en 2012 pour l'aider à faire face aux problèmes posés par l'afflux de demandeurs d'asile et de migrants, mais ces financements ne pourront pas être utilisés pour construire la clôture à la frontière avec la Turquie, a-t-il averti.

La gestion de l'espace Schengen et la politique d'asile de l'Union européenne sont deux priorités pour Cecilia Malmström. L'Union européenne va en outre avoir besoin de migrants . Il va falloir trouver près de 2 millions de personnes pour le secteur de la santé, notamment des infirmières, car on n'en trouve pas dans l'UE, a-t-elle ajouté.

Le climat politique n'est toutefois pas favorable à son action. Il y a des mouvements en Europe qui font tout pour tout bloquer, a-t-elle expliqué. Les dirigeants européens devraient faire preuve de leadership au lieu de chercher à flatter ces forces d'extrême droite , a-t-elle déploré.

Posté par dissidence à 18:16 - Europe - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Commentaires

Poster un commentaire