DISSIBLOG

08 juillet 2012

Le leurre des délocalisations

René Ricol, ex-commissaire général à l'investissement:

« C'est une solution de court terme liée à l'appât du gain. Mais les candidats qui ont franchi le pas s'aperçoivent bien vite qu'il se heurtent à des problèmes de services après-vente et qu'à long terme, ils fabriquent leur futurs concurrents ». « Si vous voulez vous délocaliser, il faut le faire avec la ferme intention de prendre le marché du pays dans lequel vous vous installez ».

Bruno Cercley, président du groupe Rossignol:

« Le coût de production n'est plus un critère suffisant maintenant. Le couple innovation/rapidité de mise sur le marché est le plus important. Et nos marchés sont à 60 % en Europe où la rentabilité est suffisante ».

Il faut donc être proche de son marché. Bruno Cercley n'a pas manqué de souligner l'exemple de Toyota.

« Ce groupe s'est installé aux Etats-Unis où il fait travailler 40.000 personnes alors que simultanément Ford délocalisait sa production. Résultat : la firme japonaise a dépassé son concurrent américain sur son marché local ».

Un exemple riche d'enseignement.

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