DISSIBLOG

27 septembre 2012

Histoire d'une occasion manquée

Il est des organisations dite résistantes dont il est difficile d'appréhender le fonctionnement réel sans y entrer officiellement. Votre serviteur a donc adhéré à la plus emblématique du moment:  Résistance Républicaine. Je passerai sur les péripéties qui m'ont amené à en démissionner 3 mois plus tard (ou à en être démissionné, c'est selon) pour en retenir les plus déterminantes:

  • La démocratie interne est ouvertement récusée par les responsables de la chose, sous couvert d'alibi stratégique et de confidentialité. Fonctionnement strictement pyramidal donc, selon le bon vieux schémas du "centralisme démocratique": les chefs décident, vous applaudissez.
  • Plus grave, le concept même de démocratie semble être la dernière des préoccupations de ces mêmes  responsables, obnubilés par un féminisme obsessionnel et un "universalisme" républicain  pour le moins hypothètique, deux concepts tout droit issus de la bonne vieille gauche soixante-huitarde. Le paradoxe (apparent) est la  volonté affichée de rassemblement au delà de ces concepts étriqués, volonté contredite par l'impossibilité de tout dialogue en interne, l'égérie de l'association campant résolument sur ses positions. Donc on tourne en rond.
  • Comme l'assos est verrouillée en interne, impossible d'infléchir la "ligne du parti": une seule obsession et un seul ennemi, l'islam (1) coupable de bien des maux certes, mais sans voir (ni pouvoir faire valoir) que l'ennemi est  D'ABORD intérieur, via une immigration décidée et imposée par nos "élites", et une abolition de fait de toute liberté d'expression sur le sujet, verrouillée par les lois "antiracistes". Verrouillage qui fait que personne dans ce pays ne peux émettre désormais la moindre critique sur les "minorités visibles".

J'ai en toute logique tiré les conclusions qui s'imposaient: n'ayant  rien à faire dans cette galère, j'ai tiré ma révérence. Conséquence autrement plus grave, voilà une démarche associative qui, si elle avait été menée de façon  consensuelle, aurait réellement pu enrayer la mécanique bien-pensante, mais voilà:

  1. En invoquant de façon quasi mystique les mannes d'un féminisme et d'un républicanisme pour le moins contestables, sa présidente fait inévitablement fuir ceux qui ne se reconnaissent pas dans ces "valeurs".
  2. En se focalisant sur l'islam, elle dédouane de fait nos élites de toute responsabilité et leur offre en prime l'accusation commode d'islamophobie, punie par des lois qu'on se refuse toujours à mettre en question (2)

Mené ainsi, le combat est certes "couillu" (il en faut reconnaissons le pour défier les barbus à visage découvert !) mais biaisé et hélas perdu d'avance, par refus de s'en prendre aux vrais coupables et aux vraies causes pourtant identifiées par ailleurs. Dommage  ...

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(1) Position plus débattue sur Riposte laïque. En effet, à focaliser ainsi le débat sur telle ou telle communauté, il y a un risque évident d'attiser les ressentiments de cette dernière et d'en favoriser la radicalisation.

(2) À vouloir ignorer ce "détail", les responsables de cette mouvance laïque ont inévitablement été traînés  devant les tribunaux de la Sainte Inquisition et risquent au minimum de lourdes sanctions financières mettant en péril l'existence même de leur association.


NDLR: Ce témoignage n'engage bien sûr que son auteur, et un droit de réponse est naturellement bien venu.

Posté par 007-- à 18:05 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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