DISSIBLOG

14 février 2013

De la transgression de la loi au fait social accompli

Lu sur "7 à Poitiers", hebdomadaire gratuit d’information de proximité, ce délirant édito homosexualiste rédigé par son Rédacteur en chef :

Sur ce sujet-là comme sur tant d’autres, les vérités ne sont pas toujours bonnes à entendre. Eux ont pourtant choisi de braver les interdits, rompant le silence érigé en loi par quelque majorité bien-pensante. Thierry et Yannis parlent au grand jour, sans tabou, sûrs que la force de leur amour mutuel et de celui qu’ils portent à leurs fils éclairera les consciences les plus récalcitrantes. Quel bonheur que d’entendre, enfin, s’exprimer l’élan du coeur et de voir se cristalliser dans les faits l’espoir, encore trop souvent inavoué et refoulé, de la bi-paternité. Quel enseignement, aussi, que de lire les difficultés rencontrées par ce couple dansl’asservissement de l’Olympe adoptive.
Puisque leur soif de « dire » n’a d’égale que leur appétit à « combattre », les deux Poitevins n’hésitent pas à heurter les susceptibilités. Sans doute gouvernement, Assemblée et Sénat seraient-ils bien inspirés de les écouter, à l’instant de légiférer sur le mariage pour tous, l’adoption par les gays ou, qui sait, la Gestation pour autrui. Car eux ne voient pas les choses dans cet ordre. Leur parcours sert l’exemple que des homosexuels mariés ont moins de chances de trouver un enfant à adopter qu’un couple hétéro ou même un célibataire. Que penserait-on d’un texte qui légalise le mariage pour tous, sans protéger les intérêts des deux pères ou des deux mères et l’équité de leur statut devant le bambin recueilli ? Même sexe, même désir d’enfant, mêmes droits devant l’adoption. Plus qu’un voeu, une priorité !

Déclaration militante, aussi fanatique qu’exaltée, dans un hebdomadaire gratuit d’information de proximité. Oui oui, d’information, vous avez bien lu. Mais il y a mieux, car la suite nous apprend que nos amoureux transis (mais stériles, et pour cause) n’ont pas hésité à transgresser la loi pour aboutir à leurs fins, transgression pour laquelle militent manifestement nos journaleux d'information:

Rares sont les homos qui acceptent de déclarer ouvertement leur amour  dans les médias. Surtout lorsqu’ils  viennent d’adopter –si ce n’est légalement, au moins d’un point de vue affectif- deux jeunes frères de 9 et 10 ans, originaires de Colombie. Yannis Delmas, enseignant- chercheur à l’université de Poitiers, et Thierry, chargé de communication dans une administration poitevine, ont attendu leur arrivée sur le sol français avant d’ouvrir leur porte à la presse. Ils ont finalement atterri le 26 janvier. « La procédure aurait pus’arrêter. Pour les autorités colombiennes, j’étais célibataire au moment d’accomplir les démarches », raconte Thierry, unique parent aux yeux de la loi. Ce dernier n’a pas pu expliquer la situation aux enfants, sous peine qu’ils révèlent le subterfuge par inadvertance. Il a dû se débrouiller seul sur place : « D’autres couples ont eu la possibilité de vivre ce moment à deux. Nous, non. Je trouve cela injuste. » Ce mensonge était le seul moyen d’obtenir gain de cause.
Peu de pays, ouverts à l’adoption, accèdent à la demande des couples de même sexe. « Quand c’est le cas, on leur confie souvent des enfants très difficiles à canaliser », assure le jeune père de famille de 44 ans. Les deux hommes ont patienté pendant dix ans : « Pour nous, c’était un projet de vie mûrement réfléchi. » En regardant rire les deux bambins, Yannis revient sur le débat qui divise actuellement  ’assemblée nationale : « L’UMP et l’église catholique instrumentalisent cette question avec des arrières pensées politiques. En faire un cheval de bataille ne vise qu’à regagner de l’influence. La société est globalement favorable au mariage pour tous et à l’adoption par des couples homosexuels. » À voir l’aîné s’amuser sur ses épaules, on les croirait unis depuis toujours. Pourtant, il n’est qu’une « pièce rapportée » pour l’administration française. Sans aucun droit. Si Thierry venait à décéder, les enfants seraient confiés à… sa mère. « Face à un médecin, je ne pourrais pas prendre la décision d’opérer mes enfants si le représentant légal n’était pas là, s’insurge le second papa. Idem pour l’inscription à l’école. » « La question n'est plus de savoir s'il faut autoriser l'adoption par des couples homos, c'est un fait de société , renchérit Thierry. L’objectif du débat actuel devrait être de donner un statut légal au conjoint, en vue de protéger les enfants. » Les deux hommes espèrent que le texte sera voté à une large majorité. Mais ils ne peuvent s’empêcher de nuancer leurs propos. L’expérience leur a enseigné qu’en jouant la transparence, on pouvait vite se mettre hors-jeu. Avant d'entamer leur démarche, ils avaient pris soin de rompre leur Pacs . Mais une trace de leur union figurait toujours sur un document d’état civil. « Heureusement, les autorités colombiennes ont cru que Yannis était un prénom de femme », sourit Thierry. Avant d’ajouter, au risque de déplaire : « Si j'ai un conseil à donner aux couples homos, c'est : « ne vous mariez pas avant d'avoir adopté ! »
Les enfants ont intégré l’école primaire du quartier à peine une semaine après leur arrivée. Ils ne parlent qu’espagnol, mais leur apprentissage sera à coup sûr très rapide. « La directrice est au courant de notre situation. Elle nous a ouvert les bras », affirme Thierry. De son côté, Yannis avoue n’avoir pas encore de « vrai lien parental » avec ces petits bonhommes qu’il côtoie depuis quelques jours : « A l’aéroport, ils m’ont sauté au cou. Je sais qu’ils aiment quand je suis là. » Pour cette famille recomposée, l’histoire débute maintenant.

Posté par dissidence à 22:48 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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