DISSIBLOG

09 décembre 2013

Austérités pour (presque) tous

Le scénario est toujours le même. Le gouvernement du pays en question opte pour l'austérité, croyant ainsi conserver la confiance des marchés financiers. A l'unisson, l'ensemble des partis politiques affichent leur indéfectible volonté de préserver la notation de la dette souveraine de leur pays. Jusqu'à ce que l'austérité déprime la consommation, fige l'investissement et, en finalité, débouche sur la récession.

En conséquence, les objectifs en matière de réduction des déficits sont très loin d'être atteints, tant et si bien qu'une intensification de l'austérité est exigée par les responsables politico-économiques. Lequel regain de rigueur exerce une pression supplémentaire sur ce qui reste de croissance et que, en finalité, le pays perde son AAA, ou la note enviable dont il bénéficiait de la part des agences de notation. Agences de notation qui, du reste, invoquent les misérables perspectives de croissance afin de justifier la dégradation de la note de ce pays.

Un scénario familier, qui vient de toucher les Pays Bas

C'est là que le Ministre des Finances de ce pays, montrant une détermination sans faille, assure vouloir redoubler d'efforts pour réduire la dette publique, non sans distiller son angoisse vis-à-vis de déficits « qu'il nous est impossible de transmettre aux générations futures »… Scénario familier, donc, qui ne s'est que trop répété ces dernières années en Europe et qui vient de toucher les Pays-Bas, « déshonorés » par la perte de leur triple A. Austérité qui a donc embarqué ce pays dans une spirale infernale où la croissance rétrécit comme une peau de chagrin année après année et où le fardeau de l'endettement s'aggrave, lui, année après année.

Une tragédie dont le final n'est que trop connu

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Posté par dissidence à 17:54 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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