DISSIBLOG

13 mars 2014

La République "exemplaire" devient la "République des menteurs"

A la sortie du conseil des ministres aujourd'hui, Christiane Taubira a brandi deux lettres devant les médias, tout en affirmant, les yeux dans l'objectif :

"Non, je n'ai pas d'informations concernant la date, la durée, le contenu des interceptions judiciaires"

dans l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy. Non seulement cette affirmation est sensiblement différente de celle qu'elle avait faite sur TF1 lundi... :

"Il s’agit de juges du siège indépendants, sans relation avec la Chancellerie et par conséquent la réponse est très claire, je n’avais pas l’information avant [ndlt : qu'elle soit publiée dans la presse vendredi]."

... mais surtout, Le Monde a pu retranscrire à partir des photos la quasi totalité du contenu des deux lettres, qui prouvent au contraire que la Garde des Sceaux était au courant de la date, de la durée et du contenu des interceptions concernant les appels entre Nicolas Sarkozy et son avocat, dès... le 26 février.

[Addendum 1] : La seconde lettre laisse même entendre que Christiane Taubira suivait l'enquête au fur et à mesure et ce, depuis longtemps (depuis l'ouverture de la première information judiciaire, en avril 2013 ?) Son auteur évoque en effet le

"dossier dit « des financements libyens » de la campagne présidentielle de 2007 (dont il vous est régulièrement rendu compte (...)"

[Addendum 2] : Une source du Figaro affirme que Christiane Taubira a présenté sa démission, laquelle aurait été refusée.

[Addendum 3] : Comme l'explique bien cet article, Nicolas Sarkozy n'en sort pas blanchi pour autant. Au contraire, les deux lettres renforcent les soupçons de violation du secret de l'instruction et de trafic d'influence pesant sur lui et son avocat.

© LSB

Posté par dissidence à 07:41 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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