DISSIBLOG

05 février 2015

11 SEPTEMBRE 2001: nouvelles révélations

11-Septembre : des membres de la famille royale saoudienne accusés par un terroriste d'avoir financé el-Qaëda


 

Résultat de recherche d'images pour "Zacarias Moussaoui"Incarcéré depuis 2006 aux Etats-unis où il purge une peine de prison à perpétuité, le Français Zacharias Moussaoui, également surnommé le 20e pirate du 11-Septembre, a demandé, l'année dernière, à témoigner dans le cadre d'un procès qui oppose l'Arabie saoudite à des familles de victimes des attentats du 11 septembre 2001.

Après de longues négociations entre le ministère de la Justice et l'organisation fédérale des prisons, rapporte le New York Times, ce terroriste français et ancien membre d'el-Qaëda a été entendu par les avocats de la partie civile.

Lors de sa déposition, M. Moussaoui a rapporté avoir participé à des réunions avec Salmane Ben Abdel Aziz, alors qu'il n’était pas encore roi mais prince héritier, et d'autres membres de la famille royale saoudienne.

L'implication de riches Saoudiens dans le financement de ben Laden avant les attentats de 2001 n'est pas un fait nouveau. "Mais la nature et l'ampleur de l'implication saoudienne avec el-Qaëda, et le fait de savoir si cette implication comprenait aussi la planification et le financement des attentats du 11 septembre 2001, reste le sujet de débats", note le quotidien américain.

Lors de sa déposition, M. Moussaoui a également indiqué qu'il faisait office de messager pour ben Laden, transmettant notamment des messages personnels à des princes et dignitaires religieux saoudiens. ll a précisé avoir rencontré un responsable du département des Affaires islamiques de l'ambassade saoudienne à Washington, lors d'une visite de ce dernier à Kandahar, en Afghanistan. Il a également évoqué avoir étudié la possibilité d'abattre un avion présidentiel Air Force one.

M. Moussaoui a, par ailleurs, indiqué avoir dirigé en 1998 et 1999 un groupe de leaders d'el-Qaëda en Afghanistan pour créer une base de données rassemblant les noms de veux soutenant financièrement le groupe. Parmi les noms entrés dans cette base, il dit se souvenir de ceux du prince Turki al-Faiçal, alors chef des renseignements saoudiens, du prince Bandar ben Sultan, qui fut ambassadeur saoudien à Washington, et du prince Walid ben Talal, richissime homme d'affaires.

Le 2 février, l'ambassade saoudienne aux Etats-unis a vivement démenti ces accusations. Son principal argument : la santé mentale de Zacharias Moussaoui. L'ancien membre d'el-Qaëda "est un criminel mentalement dérangé (...)  Ses propos n'ont aucune crédibilité", indique l'ambassade dans un communiqué.

Zacharias Moussaoui, rappelle le New York Times, avait été diagnostiqué comme souffrant d'une maladie mentale par un psychologue témoignant pour la défense avant la tenue d'un procès en 2006. Il avait néanmoins été reconnu comme pouvant être jugé pour des accusations de terrorisme.

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