DISSIBLOG

08 juin 2015

Devant ou derrière, le sociétalisme se résume à un trou

Fleur Pellerin, aimez-vous vraiment "Le vagin de la reine" ?C'est un énorme de machin, long de plusieurs dizaines de mètres. Cela ressemble à un gigantesque entonnoir. Un sonotone à l'ancienne. Un shofar (si on est juif). Pour les réac ça ne ressemble à rien. Mais l'artiste, Anish Kapoor, qui a conçu la chose et qui s'y connaît en féminité, l'a baptisée "Le vagin de la reine" !

Le château de Versailles et les jardins qui l'entourent sont, à ma connaissance, classés monuments historiques. Donc sous la tutelle bienveillante et attentive de la Ministre de la Culture. A l'heure qu'il est Fleur Pellerin n'a rien trouvé à redire au machin et surtout à sa localisation. Peut-être qu'elle trouve ça joli et qu'elle n'apprécie guère Mansard et Le Nôtre?

Pour en savoir plus, car le sujet est d'importance, il faut lire Libération. Et là, d'emblée le ton est donné : ce sont les identitaires, les traditionnalistes, les nationalistes qui protestent contre "Le vagin de la reine". Pour en parler, et pour justifier cette délicate appellation qui transforme M. Kapoor en troubadour des temps modernes, le journal a fait appel à Mme Brugère. Cette dame est "philosophe, professeure (sic) de l'éthique du care, du féminisme et de la philosophie de l'art". Parfaitement qualifiée donc pour parler du vagin et de la création artistique.

Mme Brugère va aussitôt à l'essentiel. Si l'œuvre - c'est le terme qu'elle utilise pour désigner le machin de Kapoor - dérange c'est pour "des raisons politiques". En effet, il y a, c'est toujours elle qui parle, en France des gens qui "éprouvent un attachement nostalgique au pouvoir royal". Et pourtant, se désole-t-elle, "la monarchie a été vaincue" ! Voilà qui est bien vu : on a coupé la tête de Marie-Antoinette et on n'aurait pas le droit de plaisanter sur son vagin ? Nous sommes sur Libération pas sur Gorafi. Mme Brugère est une grande républicaine. Je ne dirais pas une "sans-culottes" de crainte de froisser cette féministe engagée.

Dans la compétition "qui est la plus bête", la journaliste de Libération n'est pas mal non plus. Dans un accès de militantisme flagorneur, elle se demande, et demande à son interlocutrice, pourquoi les symboles "phalliques et virilisques" tels "les obélisques et la Tour Eiffel" ne posent pas de problème alors que la représentation de la sexualité féminine en pose tant. Ca il fallait y penser ! Napoléon en effet n'a pas jugé utile de baptiser l'obélisque de Louxor du nom de "Grand phallus égyptien". Quant à Eiffel il n'a pas, fâcheux oubli, appelé sa tour "Sexe métallique en érection".

Et Fleur Pellerin que pense-t-elle de tout ça ? Si tant est qu'elle pense, ce qui reste à prouver. Son silence est aussi lourd, aussi épais, aussi grand que le machin exposé à Versailles. Qu'elle ne s'étonne donc pas si un jour des identitaires - traditionalistes - royalistes - nationalistes (que sais-je encore ?) viennent nuitamment rue de Valois pour ériger devant son ministère une sculpture la représentant et qu'ils baptiseront "La reine des connes".

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PS: le machin fait un bide auprès des touristes

Posté par dissidence à 18:15 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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