DISSIBLOG

22 décembre 2015

Les perdants n'ont pas tout perdu

Des nouvelles de nos moralisateurs (pour les autres) de gôche


En promettant de quitter la présidence de l’Assemblée nationale pour celle de la Région Ile-de-France, en cas de victoire du Parti socialiste et de ses alliés aux élections régionales, Claude Bartolone donnait la juste mesure de l’intérêt du poste de patron de l’exécutif de la région capitale : des subventions a distribuer – le gros des cinq milliards de budget – et des boulots a filer -une trentaine de collaborateurs au cabinet, sans compter les organismes associés.

Les urnes ont parlé, il a perdu et …. il retrouvera donc l’Hôtel de Lassay. Dont le parachute est plutôt douillet.

La vie à la résidence du président de l’Assemblée Nationale est plutôt bonace : restaurant, huissiers et surtout 19 personnes à son cabinet. La certification des comptes de l’Assemblée nationale par la Cour des comptes en apporte une nouvelle preuve. L’employeur Bartolone prend soin de son cabinet et des personnels contractuels qui lui sont attachés : presque 240.000 euros de plus en 2014. Soit une progression de 6 % d’une année sur l’autre. En tout, le personnel contractuel de la présidence, essentiellement les 19 membres de son cabinet, affiche selon le document de la Cour des comptes une rémunération globale de 2,86 millions d’euros au titre de 2014, contre 2,7 en 2013. A ces montants, doivent être ajoutées les cotisations sociales, qui représentent pour l’Assemblée 50% de la rémunération totale. Bref, on passe de 4,050 millions d’euros en 2013 à 4,3 millions en 2014…

(…) Marianne


Voici une délibération qui risque fort de faire débat parmi les habitants, ce samedi matin, au marché de Saint-Denis. Le maire et deux adjoints ont obtenu, lors du conseil municipal jeudi soir, une importante augmentation de leurs indemnités.

Ainsi, Florence Haye, 1re adjointe PC, passe de 1957€ à 4 477 € bruts par mois soit une hausse de 128 %, Bally Bagayoko, adjoint PC au sport, augmente son plafond de 1 577 € à 3 183 € bruts par mois, soit une hausse de 102 % et Didier Paillard, le maire PC de la commune, lui, se contente d’une hausse de 16 % passant de 4 574 € à 5 295 € bruts par mois. L’opposition est montée au créneau en évoquant une faute morale. Les intéressés, eux, assurent être dans un cadre parfaitement légal.

Si les deux adjoints ont obtenu cette augmentation, c’est pour compenser la perte de leur mandat de conseillers départementaux en mars 2015. Et de l’indemnité qui va avec.

(...) Le Parisien

Posté par dissidence à 11:43 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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