DISSIBLOG

08 juin 2016

Féministes versus machistes

L’affaire Baupin est l'occasion d'une joyeuse explication entre machiste supposé et féministes de service. On trouvera ci dessous:

  1. l'argumentaire des secondes
  2. la réponse du premier

Avec ce réquisitoire au vitriol

La chasse aux harceleurs ordonnée par les grandes prêtresses du féminisme n’est certainement pas guidée par le souci de protéger les femmes contre la violence sexiste, mais par une culpabilisation maladive du désir masculin. Le mâle ! vous savez, celui qui est doté d’une boursouflure immonde sous la ceinture appelée phallus !

Le projet féministe n’a rien à voir avec une reconnaissance d’égalité entre les hommes et les femmes. Il procède d’une autre logique, fonctionne sur un autre ressort: celui de l’interdiction du désir. Il a les apparences d’une recherche d’égalité, mais son fondement se limite à un seul paramètre: la culpabilité portée par l’humain d’avoir croqué la pomme.

Les moralistes d’il y a quatre cents ans nous expliquaient que le désir pour l’autre avait justifié la déchéance de l’homme, son expulsion du paradis. Les féministes nous expliquent aujourd’hui tout le vice que représente la concupiscence. Dans leur esprit, toute relation humaine fondée sur le désir, est en réalité fondée sur le vice, sur la violence faite à l’autre, sur la monstruosité de laisser les conventions sociales au placard, de lâcher prise et de laisser s’exprimer l’attirance.

Et l'auteur de donner dans une provocation qui va faire jaser

Ce rejet du désir, cette obsession des conventions, des règles morales et même moralisatrices, cette volonté d’organiser la société autour de principes purement formels et expurgés d’un désir si maléfique, ne se trouve pas seulement chez les féministes. Les salafistes, par exemple, ont organisé en France des agences matrimoniales tout à fait respectueuses des principes exprimés ci-dessus par nos deux féministes. Le mariage est arrangé par un imam entre un garçon et une jeune femme qui ne se connaissent pas et qui se contentent de se « draguer » en acceptant ou en refusant la proposition qui leur est faite.

On comprend mieux la proximité morale qui existe entre les féministes et les islamistes, entre une Clémentine Autain et un Tariq Ramadan. Cette proximité n’est pas qu’une posture. Elle repose sur une culpabilité identique du désir, transposée à l’ordre social.

Preuve est faite, ici, que les féministes peuvent très bien s’accoutumer d’un ordre où la femme est soumise. Elle sera soumise, mais pas harcelée. Et c’est bien le sujet du féminisme: son problème n’est pas celui de l’égalité homme-femme, mais celui de la moralité de la société. Dût-elle reposer sur la soumission de la femme.

Posté par dissidence à 17:47 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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