DISSIBLOG

03 octobre 2016

Islam: dossier tabou ?

Bernard de La Villardière lance «Dossier Tabou», un nouveau magazine d'information, sur M6.Dossier Tabou continue de faire réagir. Le premier numéro du nouveau magazine de M6, diffusé mercredi et intitulé « L’islam en France : La république en échec », n’est pas passé inaperçu.


 

De nombreux téléspectateurs ont été ulcérés par plusieurs séquences du reportage, dont une montrant une femme musulmane refusant de se faire soigner par un médecin homme dans un hôpital francilien et qui affirmait qu’elle « n’accepte pas » la laïcité. D’autres ont reproché à l’émission de Bernard de La Villardière de verser dans le sensationnalisme et de nourrir la stigmatisation dont font l’objet les musulmans.

C’est au tour de l’Observatoire de la laïcité de monter au créneau. Le socialiste Jean-Louis Bianco, président de cette instance chargée d’aider le gouvernement à faire respecter le principe de laïcité, a adressé jeudi un courrier à M6 et à Bernard de La Villardière.

« Le constat établi par l’Observatoire de la laïcité confirme la réalité, non depuis quelques années mais depuis plus d’une dizaine d’années, de replis communautaires et de provocations contre la République dans certaines zones périphériques et rurales, écrit-il. Pour autant, la généralisation des difficultés telle que présentée par ce reportage donne une vision déformée de la réalité. »

« Il est inexact d’affirmer qu’il y aurait, de la part d’agents publics, de "multiples arrangements" avec les lois de la République », dénonce-t-il, avant de souligner qu’« aucun recours n’a été intenté depuis la rentrée scolaire 2008-2009 contre l’interdiction du port de signes ou de tenues [religieux]. »

Jean-Louis Bianco souligne ensuite que « le chiffre avancé par le reportage de "45 % d’habitants de la Seine-Saint-Denis" qui seraient de "confession musulmane" n’a aucune base scientifique », la loi française interdisant d’établir des statistiques religieuses.

Concernant la séquence de l’hôpital, il avance qu’« il ne s’agit pas de nier une réelle – mais peu courante – contestation des règles de droit. Mais en faire un phénomène général est infondé ».

« Je regrette tout traitement sensationnaliste de sujets aussi fondamentaux que la laïcité et la gestion des faits religieux. Notre responsabilité à tous est d’être pédagogues en rappelant quelles sont les libertés mais aussi quels sont les limites et interdits indépassable dans un cadre laïque », conclut le président de l’Observatoire de la laïcité.

« On ne peut plus critiquer sans qu'on vous reproche de stigmatiser »

Avant la diffusion de Dossier Tabou, Bernard de La Villardière semblait anticiper de telles réactions. « Dès que vous posez la question [sur l’islam] vous avez notamment le Collectif contre l’islamophobie qui pousse des cris d’orfraie. (…) Maintenant, on ne peut plus critiquer quoi que ce soit ou émettre quelques interrogations ou inquiétudes à l’égard de quoi que ce soit sans que l’on vous reproche de faire des amalgames ou de stigmatiser

Posté par dissidence à 17:26 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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