DISSIBLOG

19 octobre 2016

Robert Ménard « fasciste parce que démocrate » ?

Referendum: Ménard persiste et signe


Conseil municipal agité mardi soir à Béziers: alors que le maire de la ville, Robert Ménard, faisait adopter un projet de référendum sur la présence de migrants, une centaine de manifestants sont venus montrer leur opposition sous les fenêtres de l'hôtel de ville. Au terme d'un long débat, 36 des membres du Conseil municipal se sont déclarés pour la délibération, cinq contre tandis que sept n'ont pas pris part au vote.

«Au début du Conseil municipal, une vingtaine d'opposants dont certains avaient hurlé «Ménard démission» ou «Ménard facho» ont été expulsés de la salle par des policiers municipaux et nationaux. L'altercation a viré à la foire d'empoigne. Déjà, le 23 septembre dernier, le maire avait fait expulser de sa mairie des opposants à sa campagne anti-migrants.

«Plus jamais ça», «Migrants bienvenus, référendum non», pouvait-on notamment lire ou entendre dans cette manifestation organisée par SOS Racisme, le PCF ou encore Ensemble. «Ce n'est pas de gaieté de coeur que je vais dans l'amphithéâtre du conseil municipal pour défendre encore une fois les idées de liberté que l'on refuse à certains», a pour sa part déclaré Aimé Couquet (PCF). «Béziers a toujours été une terre d'accueil et doit le rester».

Un référendum qui a peu de chances d'aboutir

Avant le début du conseil, Robert Ménard avait annoncé qu'il maintenait son projet alors que le préfet de l'Hérault Pierre Pouëssel l'avait, dans une lettre, «invité» à «retirer de l'ordre du jour cette délibération». Le préfet rappelait que le conseil municipal «ne peut empiéter sur les compétences de l'État, ce qui est le cas en l'espèce». «Je me dois dès à présent de vous indiquer que si cette délibération venait à être adoptée, je serais conduit à en demander la censure par le juge administratif par la voie d'un référé-suspension», prévenait-il. Le 1er octobre, le maire d'Allex, dans la Drôme, avait dû renoncer à organiser un référendum sur les migrants dans sa commune, le tribunal administratif ayant jugé illégal une telle mesure. L'hébergement d'urgence n'est pas une prérogative de la commune mais de l'État, et la mairie ne peut donc s'arroger le droit d'une consultation populaire sur ce sujet.

«Pour aller jusqu'au bout des choses, je vais maintenir le référendum et j'irai moi-même le défendre s'il le faut contre l'État», a déclaré Robert Ménard lors d'une conférence de presse donnée avant le conseil. «Non, je ne suis pas prêt à recevoir des migrants dans ma ville». «Je pense qu'on sera 80 ou 90 % à répondre non», a prédit le maire au début de la séance. «Si on ne me laisse pas faire, je pense qu'on a peur du résultat». Selon Le journal de la ville de Béziers, le réferendum, qui se tiendrait le 8 janvier 2017, proposerait de répondre à cette question: «Approuvez-vous l'installation de nouveaux migrants, imposée par l'État, sans consultation du Conseil municipal?». Il s'agit de la création de 40 places supplémentaires pour des migrants venus notamment de Calais dans le centre d'accueil géré par la Cimade, qui compte déjà 130 places.

Posté par dissidence à 10:17 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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