DISSIBLOG

13 novembre 2016

Pourquoi les sondeurs se plantent

Afficher l'image d'origineMais comment tout le monde a-t-il pu se tromper à ce point ? Parce qu'en "post démocratie", les sondés en dissidence ne se laissent pas sonder, justement ! Et que seuls les autres répondent. Illustration:

Five-thirty-eight, réputé archi-fiable, estimait hier les chances d’Hillary Clinton à 72% ; le "Upshot" du NY Times à84%. Les marchés de prédiction comme predictit et les sites de paris comme Betfair étaient autour de 80%Le problème est plus vaste qu’une erreur des techniques de sondage, mais force est de constater qu’il y en a une, et de taille. 

Sa clé : aux Etats-Unis, sur 100 personnes appelées par un sondeur, 10 seulement acceptent de répondre. Tant que ces 10 sont représentatives de la population (notamment de son mix socio-démographique), on sait calculer des marges d’erreur. Mais encore faut-il que le fait d'accepter de répondre ne soit pas corrélé au vote, et donc lui-même source de biais. 

Jusqu’à présent, cette hypothèse implicite semblait juste. Pourtant, il n’y a aucune raison de fond qu’elle le soit toujours. La réponse des 10 hommes blancs qui répondaient poliment au sondeur prédisait-elle le vote des 90 hommes blancs en colère qui l’envoyaient promener ? Comme pour le Brexit, autre vote inhabituel, clivant et "anti-élites", il semble que non, et qu'on constate un biais de non-réponse.


Et vous, si vous êtes racistes, xénophobes, homophobes, islamophobes et autres diableries, allez vous en faire part au premier sondeur venu ?

Posté par dissidence à 11:22 - International - Commentaires [0] - Permalien [#]
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