DISSIBLOG

17 décembre 2016

Antisémitisme: la machine à faire taire

Résultat de recherche d'images pour Il dénonce les aides à la presse à sens unique, il est exclu pour ... antisémitisme

Classé d’extrême droite malgré ses efforts pour se faire accepter par le système, le parti Démocrates (sic !) de Suède a annoncé avoir exclu une de ses parlementaire. La raison ? En septembre, le député Anna Hagwall avait déposé une proposition de loi pour supprimer les aides publiques aux médias, dont, selon elle, le groupe de presse Bonnier, propriété de la famille du même nom, est le premier bénéficiaire.

« Il ne doit être permis à aucune famille, groupe ethnique ou entreprise de contrôler directement ou indirectement plus de 5 % des médias », avait déclaré Anna Hagwall dans un courrier électronique au quotidien Aftonbladet

Mais cette proposition de loi et les explications de la parlementaire avaient été rapidement considérées dans les médias et la classe politique suédoise comme une manifestation ... d’antisémitisme en raison des racines juives de la famille Bonnier.

« Depuis de nombreuses années, les Démocrates de Suède œuvrent résolument à faire disparaître les courants antisémites et les théories conspirationnistes dans la société. Par ses déclarations, Anna Hagwall a porté préjudice à ce travail et à l’image du parti », a affirmé le président du parti, Jimmy Åkesson, dans un communiqué.

Parti populiste qui s’est fait connaître par des campagnes anti-immigration, Démocrates de Suède, compte 48 députés sur les 349 du Parlement. Depuis quelques années, le parti a pris des positions sionistes. Cela n’a pas empêché qu’au cours d’un débat télévisé en octobre, le Premier ministre social-démocrate Stefan Löfven qualifie le parti de « nazi et raciste  ».

Condamné pour dénoncer le manque de diversité ... dans les médias !

Depuis des années, il milite pour dénoncer ce qu'il estime être la mainmise du judaïsme sur la société, avec des propos parmi les plus directs et les plus bruts. Il a été condamné plusieurs fois à des amendes ou de la prison avec sursis. Mais depuis quelque temps, ce sont des condamnations à la prison ferme qui tombent. Trois mois en 2013, à nouveau trois mois en 2015, deux mois début 2016, puis, la plus lourde, un an en septembre 2016 pour des tweets et des messages publiés sur sa page Facebook (ses comptes ont depuis été bloqués). Les juges avaient alors estimé que ces messages étaient une «incitation à la haine contre les juifs [exploitant] l'un des thèmes antisémites les plus éculés, à savoir leur omniprésence dans l'économie et les médias». Un an de prison, c'est la peine maximale qui puisse être infligée dans un tel procès. Des recours ont été déposés, mais l'homme se serait résolu à purger sa peine s'ils n'aboutissaient pas.


Résumons: dénoncer la supposée  main mise des juifs sur les médias est antisémite. Mais constater les origines juives d'un groupe de presse devient un motif d'intouchabilité, toujours au même motif d'antisémitisme. Faudrait savoir ...

Posté par dissidence à 07:16 - Europe - Commentaires [0] - Permalien [#]
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