DISSIBLOG

16 novembre 2017

La liberté d'expression en se subventionne pas !

BREIZATAO – POLITIKEREZH (16/11/2017) En France, la presse est étroitement placée sous la tutelle de l’état qui la contrôle grâce à des flots massifs d’argent. C’est ce qu’a dénoncé la député Emmanuelle Ménard dans une récente prise de parole à l’assemblée nationale française.

Une presse d’état 

Ainsi, en 2015, le montant total des transferts financiers gouvernementaux s’élevait à 387 millions d’euros (source), montant auquel il faut ajouter celui du soutien déguisé – niches fiscales des journalistes, avantages fiscaux, tarifs postaux préférentiels – dont la somme, pour la seule période 2009-2011 s’élevait à 5 milliards d’euros (source).

En 2014, chaque numéro du journal communiste L’Humanité recevait 60 centimes d’euros d’aides de l’état (source).

Des titres subventionnés appartenant à des grandes fortunes

Des titres appartenant à des grandes fortunes tels que « Aujourd’hui en France » (Bernard Arnault), « Le Monde » (Mathieu Pigasse) ou « Le Figaro » (Dassault) reçoivent paradoxalement des sommes colossales de l’état, soit respectivement 7,7 millions, 5,4 millions et 6,4 millions d’euros. De 2009 à 2013, le seule journal « Le Monde » a reçu la bagatelle de 90 millions d’euros (source).

La mise sous contrôle de l’information par l’état n’est pas sans conséquence : la confiance dans la presse s’est effondrée à mesure qu’elle s’est mutée en simple relais de propagande pour le régime. Elle est à un plus bas historique (voir ici).

Largement contestés sur les réseaux sociaux et concurrencés par les médias numériques, le système médiatique para-étatique se réfugie derrière des procès en illégitimité de leurs concurrents. Ainsi en est-il de l’accusation de diffusion de « fausses nouvelles » (fake news) propagés par les médias du système alors que la désinformation et les mensonges sont leur lot commun.

Posté par dissidence à 10:19 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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