DISSIBLOG

06 juin 2018

Un « rassemblement » bien mal parti

Minute revient sur le départ de l'eurodéputé FN Bernard Monot, qui a rallié Nicolas Dupont-Aignan :

Capture d’écran 2018-06-05 à 22.08.01"« Ce n'est pas une perte. » Ainsi Marine Le Pen a-t-elle commenté auprès du quotidien « l’Opinion » le départ du député Bernard Monot, d’abord du groupe Europe des Nations et des Libertés (ENL) au Parlement européen, puis du puis du Front national, dont il était le « Monsieur Economie » [...]

Au Front national (mais peut-être en ira-t-il différemment au Rassemblement national, rien n’interdit de l’espérer), il en a toujours été ainsi : ceux qui partent ne représentent jamais une perte, c’est même à se demander pourquoi on s’était tant réjoui lors de leur arrivée. [...] « Ce n’est pas une perte », mais le 24 février 2014, c’est un discours d’une tout autre teneur que tient Marine Le Pen en présentant, à Chartres, la tête de liste du Front national et du Rassemblement Bleu Marine pour les élections européennes dans la circonscription Massif central-Centre. Celui qui n’était jusqu’alors apparu que furtivement, avec moult précautions et sous le pseudonyme de Nicolas Pavillon, va conduire la liste FN/RBM. Cela montre, ex- plique Marine Le Pen, à quel point le RBM est « capable d’attirer à lui des personnalités choisies pour la performance de leurs compétences » : [...] A en croire Marine Le Pen, les compétences de Monot sont considérables. Outre que « Bernard est un praticien des marchés financiers », ce « sympathisant du FN historique puisqu’il a adhéré en 1979 » est tout bonnement celui qui « est à l’origine du programme de patriotisme économique du FN depuis 2008 » [...]. C’est que Bernard Monot n’est pas que cela, poursuit-elle en ce début 2014. Il est aussi « celui qui a créé le programme de désendettement de la France, qui a été une partie très importante, très essentielle, du programme présidentiel [de 2012] ». « C’est également lui, enchaîne-t-elle, [avec Sulzer et La Tocnay] qui a chiffré le projet présidentiel » : « C’est un travail considérable ! » « Vous vous apercevrez, précise-t-elle aux nombreux journalistes présents, que les chiffrages qui ont été réalisés étaient d’une grande qualité puisqu’à quelques milliards près, nous avions prévu exactement le niveau auquel serait la dette française au moment où je vous parle. »

[...] « Pas une perte », Monot ? Dans la plupart des autres partis, quand un cadre s’en va, quoi qu’on pense en privé, on rend publiquement hommage au travail qu’il a accompli. On lui souhaite bonne chance, on déplore la séparation, mais on préserve l’avenir. Surtout quand on ne cesse d’appeler au « rassemblement »."

Posté par dissidence à 14:34 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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