DISSIBLOG

15 novembre 2018

Jupiter sur son pédalo ...

Déposé en fin d’après-midi en hélicoptère sur le Charles-de-Gaulle, l’unique porte-avions à propulsion nucléaire de la marine nationale, Emmanuel Macron était l’invité, mercredi soir, du journal de 20 heures de TF1. A trois jours du blocage des routes par les gilets jaunes, le chef de l’Etat est revenu sur la hausse des prix des carburants. Avec un code de conduite : se montrer le plus pédagogue possible.

Refusant, surtout, d’endosser seul la responsabilité de l’envolée des prix : 

"Les trois quarts de la hausse des prix à la pompe, c’est la hausse des cours mondiaux du pétrole, pas les taxes du gouvernement."
Trajectoire carbone : pas de coup de volant

Une mise au point qui ne l’a toutefois pas empêché d’assumer "la hausse des taxes" sur le diesel. Comme l’a expliqué le locataire de l’Elysée, elles permettront d’assurer et de financer la transition écologique. S’il n’entend donc pas mettre un grand coup de volant dans la trajectoire carbone, il a en revanche – et sans surprise – appuyé les annonces faites par Edouard Philippe le matin même.  "Il faut accompagner les plus modestes", a-t-il souligné, rappelant les mesures compensatoires qui seront mises en place dès janvier 2019 pour changer de voiture et changer les chaudières au fioul.

"Bonjour tristesse et salut la cohérence"

Quant au mouvement des gilets jaunes,  il a assuré avoir entendu "leur colère". Défendant aussi leur droit à l’exprimer. "Respect et considération", a-t-il insisté. Mais le chef de l’Etat a aussi pointé une contradiction : la présence ensemble, samedi, d’intérêts divergents et opposés. Soit : d’un côté ceux qui veulent "augmenter le SMIC et plus d’emplois publics" et de l’autre, ceux qui défendent "la baisse des dépenses et moins d’impôts".

"L’addition des colères ne fait pas un projet pour le pays", a-t-il prévenu, mettant en garde contre le risque de récupération. "Beaucoup de gens, beaucoup de partis politiques veulent récupérer le mouvement", a-t-il ajouté, en citant La France insoumise et "une partie des socialistes". Et dénonçant ceux "qui sont en train de s’opposer à des choses qu’ils avaient eux-même voté". En 2008 sous Nicolas Sarkozy. Et en 2015 sous François Hollande. "Bonjour tristesse et salut la cohérence", a-t-il ironisé. "Je dis juste aux Français, a-t-il poursuivi, on est en train de vous mentir et vous manipuler".

Réconciliation ?

Au delà, Emmanuel Macron a rappelé ses objectifs : "Créer l’Etat providence du 21 ème siècle, réformer l’Etat et les retraites en profondeur. Ouvrir les chantiers de la dépendance et de la bioéthique."

Mais, il a aussi fait ce constat, qui n’est pas étranger à son impopularité : ne pas avoir "réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants". "Nos concitoyens aujourd’hui veulent trois choses, dit-il: qu’on les considère, qu’on les protège, qu’on leur apporte des solutions. Pas des déclarations. Des solutions. La considération, on ne l’a sans doute pas assez apportée". En septembre, Gérard Collomb ne disait pas autre chose. Pour le chef de l’Etat, l’une des priorités de 2019 sera là : réconcilier la base et le sommet. Le Macron nouveau serait-il arrivé ?


Bon résumons:

La transition écolo, c'est encore pire que prévue: même les chaudières au fioul sont concernées à terme ! Les gilets jaunes vont adoooorer !

  1. on peut se poser la question de la cohérence d'une telle "transition": on remplace le fioul par quoi ? Mystère complet ... par le biomasse, le bois, autant d'énergies tout autant fossiles et limitées ! Quant à l'électricité, elle est à 80 % nucléaire ! On cherche la cohérence écologique dans tout ça ...
  2. idem pour le remplacement des voitures diesel et chaudières au fioul: nombre d'entre elles sont performantes, leur remplacement prématuré et autoritaire (par quoi au fait ? ...) est un non sens économique et écologique
  3. les bouseux vont encore faire les frais de tout ce délire, et seront encore plus fondés à descendre dans la rue

Pour le reste, Jupiteux s'actroie encore la légitimité d'une élection par défaut: combien ont vraiment voté pour lui à la dernière présidentielle ? Et avec quelle "majorité" de branquignols gouverne-t-il encore lui même ? Facile de moquer l'incohérence des "gilets jaunes": mais c'est oublier que la république en marche n'est autre qu'un ramassis d'ex PS et autres LR recyclés pour l'oaccasion et par pur opportunisme ...

Posté par dissidence à 11:32 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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