DISSIBLOG

20 novembre 2018

L'antiphobisme contre les gilets jaunes

Résultat de recherche d'images pour "reiser beauf"282 000 manifestants, c’est un succès. A plus forte raison pour une mobilisation qui a démarré anonymement sur les réseaux sociaux. Et ce sont les chiffres du seul gouvernement, d’ordinaire contrebalancés par ceux des organisateurs ce qui donne généralement : 282 000 selon la police, 800 000 selon les organisateurs… Mais là, il n’y avait pas d’organisateurs.

C’est la France périphérique qui était sur les barricades. Celle qui n’a parfois plus les moyens de se chauffer, ni de payer un plein de carburant de plus. C’est la France qui bosse, qui cotise et qui partage la même colère, taxée à tous les étages, régulièrement culpabilisée, et révoltée par la préférence étrangère dans les choix budgétaires.

Quand Edouard Philippe déclare dimanche soir aux Gilets jaunes, « la France, ce n’est pas l’anarchie » : « J’ai vu, hier et aujourd’hui, certaines scènes qui relevaient de l’anarchie, de la pression et de la violence », ses propos sont proprement scandaleux. Quand les milices d’extrême gauche cassent et pillent méthodiquement les centres-villes, harcèlent systématiquement les forces de l’ordre pendant des semaines, il n’en dit pas autant, il se garde bien de les stigmatiser.

Les Gilets jaunes ont été dans leur très grande majorité pacifiques, n’ont pas incendié les véhicules de police ni caillassé les pompiers. Et s’il y a un mort à déplorer – une manifestante de 63 ans percutée par une mère de famille qui a paniqué alors qu’elle voulait contourner un barrage pour emmener son enfant chez le médecin – c’est un dramatique accident qui ne peut en aucun cas résumer le mouvement, la majeure partie des manifestations se tenant sur les routes, le risque d’accident était en effet élevé.

Les trois « bavures » emblématiques

Dès que la France populaire bouge le petit doigt, elle est de toute façon accusée d’être « facho », dirigée en sous-main par « l’extrême droite » et de « faire le jeu des populismes ». Nous avons eu droit aux trois bavures emblématiques relayées par les médias et le gouvernement. La bavure homophobe, la bavure islamophobe et la bavure raciste. Une de chaque, le compte est bon ! Salaud de peuple.

Samedi alors que le conseiller municipal de Bourg-en-Bresse et son compagnon arrivent sur un barrage de Gilets jaunes, ils tentent de le forcer mais les manifestants retiennent leur véhicule. « J’ai entendu certains manifestants dire : “Je le reconnais, c’est un pédé”. A partir de là, ils nous ont menacés », explique Raphaël Duret à La Voix de l’Ain qui relate que sa vitre arrière a été cassée. Pour le président de SOS homophobie, Joël Deumier c’était « une meute homophobe ».

En Charente, une automobiliste noire tente de forcer le passage devant une rue barrée. La conductrice dira avoir entendu les mots suivants : « Retourne dans ton pays », « Dégage », « Pouffiasse », « Salope », « Les histoires de Noirs, on veut plus en entendre parler. »

A Saint-Quentin en Picardie, la légende est encore plus belle : « Sur le côté, il y a une dame garée depuis une heure… Ils lui ont fait retirer son voile. » Des témoignages isolés, saisis à la volée, déformés, amplifiés et qui permettront à Libération de titrer : « Gilets jaunes : indignations après des agressions homophobes, islamophobes et anti-Noirs ».

La langue du peuple écorche les oreilles bobos, sa colère serait-elle encore plus inquiétante que ce que l’on craignait ?

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Posté par dissidence à 17:40 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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