DISSIBLOG

04 décembre 2018

Macron a déja perdu. Et gros !

Résultat de recherche d'images pour "macron"L'exécutif en plein branle-bas de combat. Emmanuel Macron a décidé de reporter sa visite en Serbie qui était prévue les 5 et 6 décembre. Édouard Philippe a consulté toute la journée et le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a été rappelé de Bruxelles hier après-midi pour une réunion urgente à l'Élysée. Ça y est, le gouvernement a pris la mesure de l'urgence ?

On dirait que le message est passé. Non, parce que ça devenait surréaliste de voir un président maintenir son agenda international, alors qu’il y a le feu à la maison. Comme il était absurde de maintenir son déjeuner hier avec des grands chefs. En revanche, je trouve dommage qu’il ait annulé son rendez avec des élus locaux aujourd’hui. Ça, c’est utile en cette période. 

Mais bon, le temps presse. Comme je vous le disais hier, le gouvernement a une toute petite semaine utile pour réagir, avant samedi prochain et la menace de nouvelles manifestations des "gilets jaunes", mais pas seulement…

Éviter la convergence des luttes

Parce que vous avez vu les lycéens ? (avec eux aussi leur lot de casseurs). Vous avez vu les ambulanciers hier ? Vous avez vu les agriculteurs qui appellent à des manifestations partout en France la semaine prochaine ? Des agriculteurs qui se mêlent déjà aux "gilets jaunes".

Donc, il faut absolument enrayer la convergence des colères, et revenir à une situation normale sur le plan économique : débloquer les dépôts pétroliers, et faire en sorte que les entreprises et les commerçants puissent travailler.

De toute façon, la question n’est plus de savoir si le gouvernement va lâcher. Il a lâché psychologiquement. La question est de savoir : que va-t-il lâcher ? 

Au delà du gel de la hausse des taxes

On devrait avoir des réponses rapidement. Mais ce que je sais, c’est que le moratoire, ou le gel des taxes sur les carburants n’est plus le seul sujet ! Parce qu’à force d’avoir joué la montre, le gouvernement a cramé cette cartouche. Il ne peut plus se contenter de cette seule annonce qui était la revendication première des "gilets jaunes" lorsqu’ils ont commencé leurs pétitions sur Facebook, il y a plus d’un mois. 

Le gouvernement a raté le moment où il fallait agir sur ce levier précisément. Si bien qu’il se retrouve à devoir imaginer un accompagnement social, un traitement social plus large. Ce n'est plus seulement une réponse aux taxes sur l'essence mais une réponse au pouvoir d'achat. Et ça va même plus loin : certains dans son entourage le poussent à revenir sur la suppression de l’ISF ou encore à se défaire de l’étau des 3% de déficit budgétaire.

Jusqu’où ira-t-il ? Emmanuel Macron a déjà perdu très gros, il le sait. Il cherche à calmer la colère, tout en conservant sa capacité de réformer. Comment ? C'est la réponse que tout le monde attend. Soit, il perd en maintenant l’esprit de sa politique. Soit, il perd en renonçant à l’esprit de sa politique.

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Posté par dissidence à 09:27 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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