DISSIBLOG

04 février 2019

Opération ENFUMAGE bis

Après le vrai faux débat, le vrai faux référendum !


Pour détourner l’attention sur les élections européennes, qui pourraient voir une forte proportion de députés souverainistes et eurosceptiques entrer au Parlement européen, Emmanuel Macron envisage d’organiser un référendum le même jour.

Officiellement, quatre hypothèses sont toujours sur la table. La première, peu probable, consiste à dissoudre l’Assemblée nationale. La deuxième est celle de convoquer un Grenelle avec les partenaires sociaux. «Ça fait peur à tout le monde, c’est une pratique que les Français détestent, et les corps intermédiaires sont autant rejetés que les politiques», écarte un responsable de la majorité. Le troisième scénario porte sur un remaniement qui n’aurait, selon un proche du chef de l’État, «aucun effet» dans l’opinion. La quatrième et la plus sérieuse option est donc celle du référendum. «Je ne l’exclus pas. Ça fait partie des sujets sur la table», a assuré le président de la République, jeudi, lors d’une rencontre avec des journalistes.

Le référendum le 26 mai présente plusieurs avantages pour le chef de l’Etat :

  • coupler les deux scrutins permet de faire des économies ;
  • cela permet une sortie politique très rapprochée de la fin du grand débat ;
  • le président mettrait l’opposition face à ses contradictions: comment Les Républicains expliqueront dans la campagne qu’ils sont contre la réduction du nombre d’élus?
  • enfin, cela permettrait d’éviter de parler de l’UE, de ses dysfonctionnements, du fédéralisme, du caractère ubuesque de ses directives, de sa toute-puissance, etc.

Le président de la République reçoit cette semaine les chefs des groupes parlementaires et des partis politiques.

Reste à connaître la nature de la question : «Doit-on réduire le nombre de parlementaires?», et «Faut-il limiter le cumul de mandats dans le temps?».

Marine Le Pen y voit une «manoeuvre» du chef de l’État.

«Avant même d’avoir lancé le grand débat, il avait déjà décidé de proposer un référendum le jour des Européennes pour détourner évidemment le sujet d’intérêt des Européennes, où il sait que les positions qu’il défend sont tout à fait minoritaires dans le pays». «Le gouvernement est responsable de la situation car il a les moyens, clairement, d’arrêter du jour au lendemain ces manifestations». «Le moyen, c’est faire voter la proportionnelle intégrale, la baisse du nombre de parlementaires, le référendum d’initiative populaire. Puis d’annoncer la dissolution de l’Assemblée nationale et revenir aux urnes pour que les Français puissent voir élire une Assemblée nationale qui soit représentative de l’ensemble du spectre politique». «Si le président de la République fait cela, et je lui suggère de le faire depuis le mois de décembre, alors il n’y aura plus de manifestations. J’en suis convaincue».

source
A peine l'idée lancée, elle est contestée de toutes parts
1) les sujets abordés sont dérisoires par rapport à l'ampleur de la contestation
2) la concomittance des deux srcutins, européen et référendaire et loin de faire l'unanimité
Une seule vraie réponse serait l'organisation d'un "référendum sur le référendum" d'initiative citoyenne.

Posté par dissidence à 17:30 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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