DISSIBLOG

06 février 2019

Bannon dézingue Macron

Après les précautions "médiatiques" habituelles (présentation de l'interviewé comme un sulfureux agitateur d'ultradroite) l'express publie une interview pour le moins dévastatrice de Steve Bannon.
Extraits:

Que vous inspirent les gilets jaunes, en France ?

Steve Bannon : Je ne suis pas surpris. Pas du tout. Ce qui se passe était écrit d’avance. Depuis le début, j’ai le sentiment que son mouvement, La République en marche, est nébuleux, sans vrai soutien populaire. La colère des gilets jaunes s’explique en partie par la rhétorique de Macron sur le réchauffement climatique qui est une arnaque.

 A quoi faites-vous allusion ?

L’accord de Paris sur le climat consiste à faire payer les Français – et d’autres – pour la pollution produite par la Chine, qui balance du carbone dans l’atmosphère tout en pratiquant un dumping social illimité. Or ce sont les gens du « parti de Davos », dont Macron est l’ambassadeur, qui ont choisi de désindustrialiser le monde occidental pour délocaliser les emplois industriels en Chine. Et cela afin d’augmenter leurs marges financières. Les gilets jaunes comprennent cela très bien. Et voici que Macron leur explique qu’ils doivent acquitter la facture de la pollution chinoise au moyen de la taxe carbone.

 Cela justifie-t-il les grèves, le vandalisme, la violence ?

 Les gilets jaunes n’ont peut-être pas fait Sciences po ou l’ENA, ils ne sont peut-être pas diplômés de la Sorbonne. Mais ce sont des êtres humains rationnels. Ils sont donc assez malins pour comprendre qu’ils se font avoir.[…]

[…]Maintenant, Macron se rend en province pour servir la soupe aux Français. C’est un classique des moments révolutionnaires. Bien sûr, c’est contraint et forcé. Ça m’étonnerait que la France rurale l’amuse… Il préfère mille fois des cénacles comme le Forum économique mondial, à Davos.

 Pourquoi tant d’agressivité envers le président français ?

 Parce que c’est un pantin. Il est hors sol. Sous son costume, il n’y a rien. Je connais bien ce genre de profil : j’ai connu plein de banquiers d’affaires chez Goldman Sachs, dans les années 1980. Ces types-là voient les choses de loin, de manière abstraite. Pour eux, rien n’est jamais concret ou réel. A leurs yeux, un plan social avec 5 000 suppressions de postes, c’est une présentation PowerPoint pour [le cabinet de conseil] McKinsey. Rien d’autre. Ils ne comprennent pas comment vivent les gens, ne savent pas à quoi ressemble une fin de mois difficile.

Posté par dissidence à 18:14 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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