DISSIBLOG

01 mars 2019

Les aristos ... et les autres !

Les proscrits et les aristocrates[...] Maintenant, je vais parler des vrais aristos. J’en fais aussi partie :-). Donc j’en ai rencontré aussi beaucoup. Les aristos, ce n’est pas l’élite telle qu’on la connaît aujourd’hui. Les « aristos », par définition, ce sont les meilleurs, ceux qui ont prouvé qu’ils l’étaient, et cela n’a que bien peu à voir avec des patronymes et des particules. Il fut une période où j’ai connu un monde aristocratique particulier : celui des résistants de la première heure, qui avaient risqué leur vie pour la France. Certains avaient été torturés, d’autres envoyés dans les camps de concentration, et tous avaient en commun d’avoir perdu nombre de leurs compagnons d’armes, d’avoir, à cause de cela même, une vraie et grande humilité, et de ressentir pour leur pays un amour indéfectible. Ils l’avaient prouvé ! C’étaient des gens au coeur noble, de vrais aristocrates.

J’en ai rencontré d’autres, des aristos, qui l’étaient de naissance, des princes, des ducs, des comtes,… La plupart étaient d’une exquise courtoisie, avaient avant tout le sens du devoir, et étaient d’une humilité que l’on rencontre rarement dans le monde : ils savaient que tout ce qu’ils étaient ne venait pas de leurs propres mérites, mais de ce que leurs ancêtres avait accompli et su faire perdurer, parfois durant des siècles. Tous avaient été éduqués dans une valeur devenue bien rare, l’intégrité. Beaucoup, quand ils étaient argentés (pas tous, vraiment pas !), étaient généreux, mais personne d’autre qu’eux ne le savait. On l’apprenait par hasard de la bouche des bénéficiaires.

Vous connaissez la grande différence entre les élites d’aujourd’hui et les aristos d’hier (et d’aujourd’hui) ? Les seconds n’ont pas besoin de se mettre en confrérie et de s’allier entre eux pour s’élever au-dessus du lot et dominer sur les autres. Ils ont des motivations élevées et jamais égoïstes, ils se sentent le devoir de protéger les petits et ne croient jamais que ce qu’ils ont reçu par naissance leur appartient : ils en sont juste les gérants et les transmetteurs d’un patrimoine moral, tout autant que d’un patrimoine matériel (quand le fisc ne leur a pas tout pris).

Les élites d’aujourd’hui ont un coeur vil et vénal, ils sont avides de sièges et de titres d’honneur, et ils méprisent tous ceux qui ne font pas partie de leur cénacle.

© Michelle d’Astier de la Vigerie

Posté par dissidence à 17:27 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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