DISSIBLOG

22 mars 2019

Le «gilet jaune» Benjamin Cauchy rejoint Nicolas Dupont-Aignan

Cette figure des Gilets jaunes nous annonce qu’il sera candidat aux européennes sur la liste du leader souverainiste de Debout la France


 

Cadre commercial à Toulouse, Benjamin Cauchy a émergé comme l’une des figures médiatiques des Gilets jaunes. Après avoir été brièvement conseiller municipal UMP de Laon (Aisne) de 2008 à 2010, il s’apprête à se replonger dans la politique, sur la liste pour les élections européennes de Nicolas Dupont-Aignan, où il dit figurer en position éligible.

Serez-vous candidat aux élections européennes ?

BENJAMIN CAUCHY. Oui, je vais m’associer à la liste de Nicolas Dupont-Aignan. J’avais rencontré, à leur demande, d’autres leaders politiques comme Jean Lassalle et Florian Philippot. J’avais été approché par des cadres du Rassemblement national et échangé longuement avec des responsables nationaux des Républicains comme, par exemple, le député (LR) Julien Aubert. Mais c’est bel et bien Nicolas Dupont-Aignan qui me semble le plus en cohérence avec les revendications que je porte avec de nombreux Gilets jaunes depuis quatre mois. Par exemple, il dénonce le racket fiscal depuis 2006. Et il a porté le référendum d’initiative citoyenne (RIC) durant sa campagne présidentielle, en a même fait une proposition de loi dès 2013.

Pourquoi ne pas créer plutôt une liste Gilets jaunes ?

J’avais été approché par de nombreuses personnes qui voulaient monter une liste Gilets jaunes, que ce soit Ingrid Levavasseur, Jean-François Barnaba, Francis Lalanne, Christophe Chalençon… Mais il y avait un manque de corpus et de cohérence politique. Trois revendications ne suffisent pas à porter une liste… Les élections européennes vont mettre en valeur des sujets forts comme la place de la France dans l’Europe, la question migratoire. Or, le mouvement des Gilets jaunes est un mouvement transpartisan où il y a des gens d’extrême gauche, d’extrême droite, de gauche, de droite, du centre et même des gens qui n’ont aucune conscience politique. Donc, faire une liste Gilets jaunes pour les européennes, ça me semble être le mariage de la carpe et du lapin.

Pensez-vous que les Gilets jaunes soient gangrenés aujourd’hui par des éléments extrémistes ?

Je pense que c’est une erreur stratégique que de continuer à rester dans les métropoles. Les Gilets jaunes y deviennent le cheval de Troie de casseurs, d’extrémistes qui viennent salir la République et nos revendications. Cela donne l’occasion à Macron et Castaner de créer l’amalgame et de dénigrer le mouvement. Cela dit, je suis, j’ai été et je resterai un Gilet jaune. Si je suis élu, j’irai toujours sur les ronds-points.

En devenant un politique, ne trahissez-vous pas les Gilets jaunes dont le moteur est justement la critique des représentants politiques ?

Je n’ai pas l’impression de les trahir, au contraire. Depuis le début, je dis que ce n’est pas aux politiques de récupérer les Gilets jaunes, mais aux Gilets jaunes de récupérer le monde politique.

Vous n’avez pas peur d’être instrumentalisé par Nicolas Dupont-Aignan ?

Non, on pourrait même se dire l’inverse (rires) ! Au niveau de ses propositions, de sa constance dans son discours, Nicolas Dupont-Aignan est synchro avec nos revendications. Je ne suis pas là pour colorer une liste.

Serez-vous candidat à d’autres élections qu’aux européennes ?

Je m’engagerai là où je serai utile, par exemple aux régionales ou aux municipales.

Posté par dissidence à 17:45 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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