DISSIBLOG

16 avril 2019

NOTRE 11 SEPTEMBRE

Accident ou attentat ?

Qu’importe. L’incendie de Notre-Dame – rien que ces mots donne la mesure de notre destin – s’inscrit, qu’on le veuille ou non, dans la lignée des atteintes – guerrières ou simplement militantes – à la Chrétienté française toute entière. Il élève son voile igné comme une apothéose, comme un Armageddon, au-dessus des mille blessures portées au corps déjà fourbu de notre Église qui, trop souvent, s’agenouille, moins pour prier que pour se soumettre.

Ma pensée va à Notre-Dame, qui, quoi qu’on en dise, ne sera plus jamais la même, malgré les thuriféraires médiatiques de la société du spectacle « patrimonial ».
On peut remplacer un peuple, hélas, mais on ne « remplace » pas le Parthénon, la Sagrada, Khéops ou Notre-Dame.
Ce lieu vertical, cette lancée de bois ouvré, de croisées d’ogives et de flèches vers le Ciel, vers Dieu, s’est effondré. Elle fut, comme ses sœurs de Chartres, de Beauvais, d’Amiens ou d’ailleurs, ces mains d’hommes jetées vers l’Autre Monde.

Un pays qui laisse crever ses églises, d’une façon ou d’une autre, ne croit plus au temps, à l’Histoire sacrale, à l’éternité.

Il croit « respecter », mais il ne fait que tweeter les poncifs de sa compassion spectaculaire.
Dominique Venner ne s’y trompa pas, qui, quoique non catholique, savait mesurer les formes pariétales de l’éternité : son suicide naguère, devant le maître-autel de Notre-Dame, sonnait comme une prémonition de tous les effondrements, comme une terrifiante contre-Annonciation.

Oui, attentat ou accident, qu’importe.
Cette Semaine Sainte de 2019 commence par notre 11 septembre.

« Cette semaine sainte restera comme celle d’un chagrin ineffaçable pour la Chrétienté, et un jalon majeur dans l’avancée ennemie. » (Jean Barbier)

Olivier Milza de Cadenet

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