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08 septembre 2019

Quand les paysans sont devenus des « exploiteurs » ...

Résultat de recherche d'images pour "fnsea"Jusqu’à quand allons-nous sacraliser les saccageurs et empoisonneurs productivistes … Au seul motif que ce sont des « agriculteurs » ?


 

Je dis bien des agriculteurs : des empoisonneurs destructeurs et ravageurs du milieu, prisonniers des dogmes productivistes, des « éleveurs » au cynisme parfois tortionnaire (le mot n’est pas trop fort : ceux qui sont quelque peu familiers de ces élevages savent de quoi je parle !) qui ont totalement et sans état d’âme choséifié l’animal.

D’ailleurs ils ne se baptisent pas agriculteurs ou éleveurs mais « exploitants » c’est dire ! « Exploiteurs » serait plus juste !

Il ne s’agit pas de dénoncer le monde agricole dans sa globalité, mais de stigmatiser ceux qui mettent sciemment en péril la vie et le milieu de vie de leurs concitoyens, qui les financent en plus avec leurs impôts sous forme de subventions : ils ne méritent aucune tolérance et aucune pitié !

Le malheur est que depuis cinquante ans la FNSEA – qui contrôle totalement le Ministère de l’agriculture et dont la plupart des ministres successifs sont issus – tient ce monde agricole et toutes ses instances et que nombre d’agriculteurs – même s’ils ne sont pas d’accord du tout avec ces options – la laisse agir, par lâcheté, par méconnaissance ou par crainte de dérives politiques supposées écologiques…

Il y a plus de vingt ans, en pleine époque de l’interdiction de l’atrazine, de lutte pied à pied contre les empoisonneurs, contre la FNSEA et les séides du système institué par la loi d’orientation Pisani, je dénonçais déjà l’horreur du productivisme agricole : remembrements anarchiques, destruction des milieux humides, chimie à outrance, empoisonnent des nappes phréatiques, eutrophisation, appauvrissement des sols, disparition des races et instauration de l’élevage concentrationnaire, notamment porcin…

Le tout reposait sur la plus grande fake news de l’après-guerre : la menace d’une incapacité à assurer l’autosuffisance alimentaire nationale…

Or cela n’a jamais été le cas, et cette politique irresponsable a conduit à une surproduction chronique ! 

On en voit encore le résultat : une production, aussi médiocre qu’invendable dans de bonnes conditions sur le marché international, et réprouvée par les consommateurs pour ses produits insipides : des fruits sans goût pas mûrs, véritables boules de billard (ou de golf on peut en discuter) et des légumes fades, gorgés d’eau et non conservables sans les voir noircir en 24h…

Le tout bourré de pesticides dont les effets, aujourd’hui le plus souvent parfaitement connus, sont dévastateurs (stérilisants, cancérigènes, perturbateurs endocriniens divers, etc…)

Paradoxalement d’ailleurs c’est la grande distribution – celle qui étrangle si bien les producteurs par ses centrales d’achat – qui a été le meilleur auxiliaire de cette politique : ayant conduit à la destruction du petit commerce de bouche, elle a empêché toute pluralité des approvisionnements et a imposé, sous le monopole de ses centrales d’achats, la dictature de la distribution de ces produits peu ragoutants.

Le tout, s’accompagnant évidemment d’une baisse drastique du niveau de rémunération paysanne, conduisant à une vague de vente d’exploitation où les « gros agriculteurs » premiers acteurs et profiteurs du système, raflent les terres avec l’active complicité du Crédit Agricole, et se sont érigés en nouvelle féodalité. La première conséquence, prévisible et totalement assumée, fut un exode rural accru et une épidémie de suicide qui n’est toujours pas jugulée…Mais c’est un dommage collatéral : ce sont des « inadaptés au progrès », imperméables aux beautés du productivisme !

La seconde chance de ce productivisme outrancier a été l’urbanisation croissante de la population, majoritairement coupée aujourd’hui du monde rural, de ses réalités de ses productions et de ses traditions…

Le productivisme s’est d’ailleurs toujours méfié de ces productions de qualité et a tout fait pour les faire disparaître et stipendier les tenants de l’esprit paysan : « ces rêveurs qui préparent la famine » comme disait un certain Lambert…

Ce nom ne vous dit rien ? Voyez l’actuelle présidente de la FNSEA c’est toujours la même famille…

Une dynastie d’européistes, lobbyistes forcenés du productivisme, grands fossoyeurs du monde agrarien.

Danielle Lambert est même connue pour avoir voulu contrer les inquiétudes environnementales en fondant le FARRE « Forum de l’Agriculture Raisonnée Respectueuse de l’Environnement »…

Une structure purement lobbyiste des productivistes , uniquement anti environnementale, exclusivement composée des productivistes semenciers et des industriels de la chimie et de la mécanique agricole !

Pas étonnant que l’image du milieu en ait pris un gros coup malgré ses récriminations…

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Posté par dissidence à 16:10 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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