DISSIBLOG

18 novembre 2019

Encore un drame du xénominorat ...

Un peu partout en Mayenne, des associations et des citoyens refusent de voir des mineurs à la rue. Au Bourgneuf-la-Forêt, un collectif d’hébergeurs solidaires s’est constitué pour venir en aide à quatre jeunes guinéens qui sont accueillis dans une maison au cœur du village.

(Publi) Reportage

« Samedi, les garçons veulent aller à leur rencontre de football. Qui peut les emmener, interroge Patricia Chauvet. Je n’ai personne pour l’instant. Ce n’est pas simple de trouver un bénévole le samedi. Geneviève, tu peux toi ? Ok c’est parfait. »

Entre les cours de code ou de français, les parties de football, les emplettes aux Secours pop’ ou les prières à la mosquée, le planning du covoiturage bénévole se remplie gentiment sous le stylo de Patricia. « On ne fait pas que l’accueil. On emmène les garçons à leurs activités. Il faut bien, ils sont mineurs. »

« Leur situation est insupportable » (*)

Ce matin-là, quatre membres du collectif d’accueil des migrants sont autour de la petite table. En présence d’Ousmane, des deux Mohamed et d’Amadou. Quatre garçons de 16 ans originaires de Guinée qui vivent depuis deux mois dans une maison de Bourgneuf-la-Forêt comme s’ils en étaient les locataires.

« Cette maison était libre, rapporte Fabienne Elain. Avec mon mari, Daniel, nous avons décidé de la mettre à disposition des mineurs sans domicile. La loi rappelle que tout mineur doit être pris en charge. Sauf que dans la réalité ce n’est pas le cas. Ils sont à la rue. Pour nous, leur situation est insupportable. »

Une vingtaine de mineurs à la rue en Mayenne (*)

Un collectif de citoyens s’est constitué autour du couple. Les lieux ont été meublés, 2000 € de dons ont été récoltés pour payer l’eau, le gaz et l’électricité. Et une astuce a été trouvée pour l’assurance. « On a fait un prêt à usage à la Fédération des associations laïques qui a pris une assurance et gère les dons. »

Sans ce collectif, les quatre mineurs passeraient leurs nuits dehors : ils ont été estimés comme majeurs par l’aide à l’enfance qui dépend du conseil départemental de la Mayenne. « Ils ont fait appel car ils sont mineurs, selon leurs papiers. Depuis, deux sont passés devant un juge pour enfants. Ils doivent être réintégrés au sein de l’aide à l’enfance dans les six mois. »

En Mayenne, une vingtaine de jeunes attendent que leur situation se débloque… ou pas. Des associations et des citoyens se mobilisent pour eux afin de leur proposer un toit, parfois pour une nuit ou deux. Malgré tout, certains dorment dehors puisque les hébergements d’urgence, en Mayenne, manquent de places.

Manipulés, parfois réduit à l’esclavage… (*)

Dans leur petite maison du Bourgneuf, Ousmane, les deux Mohamed et Amadou font leur cuisine et le ménage sous l’œil bienveillant des bénévoles. Ils rêvent d’un autre destin en Europe après avoir abandonné leurs familles de l’autre côté de la Méditerranée.

« Ce sont des victimes. C’est ce qu’il y a de touchant dans leur parcours » , rapporte Fabienne. Ils sont souvent manipulés par des passeurs, parfois réduits en esclavage, battus ou pire encore. Amadou ne veut pas parler de cela… Il veut faire des études en France pour devenir médecin.

« Il ne le sera pas. Il a un niveau de troisième, corrige Patricia. Notre travail est aussi de leur faire prendre conscience de ce qui est possible en France. Par contre, Amadou peut être brancardier ou aide-soignant. Ces jeunes veulent travailler. On doit les aider. »

(*) Les sur titre aussi larmoyants que faussement affirmatifs sont de ouest prout


 

PS: La Guinée dispose d'importantes ressources minières dont les principales sont la bauxite (1/3 des réserves mondiales), l'or, le diamant (exploité depuis 1936), le fer, le pétrole et l'uranium, les phosphates et le manganèse. Le pays n'est pas en guerre et ceux qui en partent n'ont aucune façon le statut de réfugiés. Sauf en France  ...

 

 

 

Posté par dissidence à 16:29 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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