DISSIBLOG

16 janvier 2020

La gauche et la liberté d'expression, suite ...

Alors que la broncha autour des frasques de France intox bat son plein, on appréciera la ligne de défense de sa directrice Laurence Bloch 


Chères Auditrices,Chers Auditeurs,

Vous avez été très nombreux à manifester votre indignation et votre colère après la diffusion sur l’antenne de France Inter de la chanson de Frédéric Fromet consacrée au Christ et à sa possible homosexualité.
Je voudrais vous dire d’emblée que la crudité de certaines expressions ne me semble pas appropriée, quelles que soient les intentions de l’auteur que je connais bien et dont j’estime le travail par ailleurs.
Frédéric Fromet est « l’homme du vendredi » dans l’émission « Par Jupiter », émission quotidienne dont la mission est à la fois d’être une émission d’accueil et d’humour affiché où la caricature et la satire passent au peigne fin l’actualité.
Il est le « chansonnier » qui vient clore la semaine et proposer aux auditeurs son regard acéré sur ce qui l’a choqué, dérangé, interpellé dans le foisonnement des évènements de la semaine avec une liberté de ton qui caractérise l’émission et sur laquelle il n’y a aucune ambiguïté pour les auditeurs.
Il couvre à sa façon depuis 5 ans l’horreur des attentats, la violence de nos sociétés, l’indifférence aux malheurs du monde sur un mode humoristique et paroxystique. C’est un exercice extrêmement difficile, risqué et donc quelquefois raté.
Tout le propos de la chanson consacrée à l’interdiction par un juge brésilien d’une fiction au prétexte que Jésus semblait entretenir une relation homosexuelle était clairement de dénoncer l’homophobie que manifestait cette décision mais l’outrance de certaines expressions a pu rendre presque inaudible cette intention.
Je voudrais donc à mon tour présenter aux auditeurs et auditrices que cette chronique a pu choquer tous mes regrets les plus sincères.
Je voudrais aussi redire combien il est important que nous continuions toutes et tous à défendre le principe de la liberté d’expression, le droit à l’outrance, à la caricature, à la satire.
Nous le devons aux victimes de Charlie Hebdo.
Nous le devons à toutes celles et ceux qui dans les pays totalitaires risquent leur vie pour cette liberté.
Laurence Bloch 


Chiche Lolo, à quand une parodie dénonçant la pédophilie (réelle celle là) du Prophète ? Oseras tu cette "outrance" là ?

Posté par dissidence à 10:52 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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