DISSIBLOG

20 janvier 2020

Le fil actualité (MAJ via Radio Courtoisie)

GRANDS TITRES


 

► Les opposants à la PMA de nouveau dans la rue avant l’examen de la loi bioéthique au Sénat

Au cri de « PMA, GPA on n’en veut pas », ce sont quelque 26 000 personnes qui se sont rassemblées dimanche 19 janvier à Paris lors d’une manifestation pour s’opposer à la loi bioéthique, selon un comptable du cabinet Occurrence.

La manifestation cherche à faire pression sur le Sénat qui étudie le projet de loi en ce moment

Effectivement ! Et malgré une large majorité à droite au Sénat, le projet de loi a toutes les chances d’être adopté. En effet, la majorité présidentielle s’appuie sur les sénateurs à gauche de l’hémicycle pour ce projet qui a été l’un des premiers du quinquennat Macron. Elle soulève tout de même une partie de la société civile, puisque de nombreuses associations ont été créées spécialement pour lutter contre cette loi qui pose de nombreux problèmes au niveau éthique.

Mais précisément, que propose cette loi ?

Son objectif premier est de légaliser la PMA (Procréation Médicalement Assistée) à toutes les femmes en France, même si certains groupes de gauche et d’extrême-gauche s’insurgent puisque la PMA ne sera pas remboursée, et donc provoquerait une séparation entre les femmes aisées et les plus démunies qui ne peuvent se le permettre. Mais le fond du problème reste la vision profondément consumériste de notre société, où l’enfant serait un objet que l’on pourrait désormais commander sur Internet comme n’importe quel autre produit. S’inspirant de l’« American way of life », où le bonheur est un véritable droit, les groupes de pression féministes et LGBT soutiennent que l’enfant est un droit comme un autre, et que chaque femme, devrait, si elle le désire, en avoir un.

La manifestation d’hier a-t-elle une chance de peser sur la décision des sénateurs ?

Malheureusement non, l’appel du collectif « Marchons Enfants ! » ayant rassemblé trois fois moins de personnes qu’en octobre dernier, il est peu probable que celle-ci ait véritablement un poids dans ce débat, alors que les manifestations et les contestations s’enchaînent et se multiplient au point que la plupart se noient dans le flux d’informations. Mais de nouvelles manifestations sont prévues très prochainement, en mars et en mai.

 

► Le procès en destitution de Donald Trump, officiellement commencé

Après Andrew Johnson et Bill Clinton, Donald Trump est désormais le troisième président des États-Unis ayant subi une procédure de destitution, aussi connue sous le nom de l’Impeachment.

En effet, sept démocrates de la Chambre des représentants ont présenté l’acte d’accusation de Donald Trump le 16 janvier dernier, officialisant ainsi l’ouverture du procès.

Qu’est-il exactement dénoncé dans cet acte d’accusation ?

Il est dénoncé des « abus de pouvoir » et une « entrave à la bonne marche du Congrès » de la part de Donald Trump. Celui-ci est accusé d’avoir fait pression sur l’Ukraine pour ouvrir une enquête sur Joe Biden, son potentiel rival à la présidentielle de novembre 2020. Son procès se déroulera véritablement devant le Sénat le 21 janvier prochain. À l’issue de la procédure, les sénateurs devront voter pour ou contre la destitution du président des États-Unis. 

La majorité des deux tiers, requise pour valider l’impeachment a-t-elle des chances d’être réunie ?

Non, la majorité requise a très peu de chances d’être réunie car le Sénat américain a effectivement plus de Républicains en son sein. Le président avait d’ailleurs déclaré « Ce sera très vite bouclé ». En effet le procès pourrait durer seulement deux semaines, selon un haut responsable de l’administration Trump. Cela aurait l’avantage pour le président des États-Unis de pouvoir célébrer son acquittement lors du discours annuel sur l’état de l’Union le 4 février au Congrès.

 

BRÈVES DE FRANCE


 

► Anne Hidalgo : Elle tangue mais ne coule pas

Au regard des nombreuses critiques adressées à Anne Hidalgo, maire actuelle de Paris, le sondage qui a paru hier dimanche 19 janvier dans le JDD (Journal du dimanche) peut paraître complètement irréel. En effet, Anne Hidalgo est créditée de 25% des voix, et ce, dès le premier tour. On constate ainsi la prégnance à Paris de l’électorat « gauche caviar » et l’éviction des classes populaires de la capitale. De plus, la maire sortante profite des faiblesses de ses ennemis : la mésentente entre Rachida Dati et Les Républicains ; l’incohérence chez les écologistes, où une aile veut s’allier au centre, l’autre à gauche ; et enfin de la guerre entre Benjamin Griveaux et Cédric Villani pour En Marche. 

 

► Des églises de l’agglomération de Bordeaux cibles de tags

Dans la nuit de samedi 18 à dimanche 19 janvier, pas moins de six églises ont été criblées de tags injurieux à Bordeaux et Talence, « sans doute de la même main », a indiqué le diocèse de Bordeaux. Certains tags faisaient référence à la pédophilie, d’autres concernaient l’actualité, que ce soit le procès de l’ex-père Preynat ou les manifestations anti-PMA de dimanche à Paris, a estimé un porte-parole du diocèse. Le maire LR (Les Républicain) de Bordeaux Nicolas Florian a, dans un tweet, « condamné ces actes avec la plus grande fermeté ».

 

► Strasbourg, 800 pompiers manifestent pour dénoncer les agressions dont ils sont la cible

Ce sont plus de 800 pompiers qui ont manifesté vendredi 17 janvier à Strasbourg dans le Bas-Rhin, pour dénoncer les violences qu’ils subissent au quotidien lors des interventions. Le cortège était composé de sapeurs-pompiers volontaires et professionnels du Bas-Rhin, du Haut-Rhin ainsi que des Vosges et de la Moselle. Le message transmis était l’inquiétude et la fatigue face à la généralisation des violences les ciblant. Ces pompiers se sont en effet confiés à la chaîne de télévision France 3 Alsace à propos des raisons de leur colère. Ils déplorent les agressions en série qui ont eu lieu récemment et se sentent « pris pour cible ».

 

NOUVELLES DU MONDE


 

► Un ancien recruteur de Daech en formation dans une école primaire belge.

Condamné en 2013 à dix ans de prisons, ramenés à cinq ans de réclusion en novembre 2016, Jean-Louis Denis dit « le soumis » est libéré en 2019. Devant se réinsérer, l’individu a commencé une formation de néerlandais sur la demande du VDAP, la structure en charge de l’emploi dans la région flamande, mais c’est dans une école primaire que ses cours sont dispensés, indique le site belge RTL info. Les parents d’élèves ont fait part de leur inquiétude légitime, « J’étais terrifiée. Je suis rentrée immédiatement dans l’école quand je l’ai vu rentrer. J’ai été voir la direction qui savait très bien pourquoi je venais. L’école m’a simplement dit qu’ils ne savaient rien faire. Les locaux dans lesquels ils faisaient les cours étaient dans l’école, mais appartenaient au CVO, où il suivait des cours de néerlandais », raconte Sylvie, mère de famille.

 

► Matteo Salvini promet la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël s’il devient Premier ministre

Le secrétaire général de la Ligue italienne Matteo Salvini a affirmé avoir l’intention de reconnaître Jérusalem en tant que capitale de l’État hébreu s’il accédait au poste de Premier ministre. En effet c’est dans un entretien accordé au journal Israel Hayom que l’ancien Premier ministre a promis de reconnaître Jérusalem comme capitale israélienne s’il était élu. Il aurait répondu très nettement « Oui, absolument » à la question du journaliste Eldad Beck à propos de ce sujet.

 

► Hongrie: Marcali, capitale des retraités germanophones 

Depuis 2015, la région du lac Balaton, au centre du pays, est devenue le repaire de nombreux seniors allemands et autrichiens. Une population attirée par le gain de pouvoir d’achat et la politique anti-immigration de Viktor Orban.

Au Mester, restaurant à Marcali, tous les midis, les tables sont envahies d’Allemands et d’Autrichiens, dont certains arborent la culotte de peau traditionnelle dans leur région d’origine mais aussi de politique : « Orban n’est pas parfait, mais il a eu raison pour les migrants. » Depuis quelques années, Marcali, 11 000 habitants, est devenue la capitale des retraités germanophones venus chercher en Hongrie une vie moins chère, et aussi une certaine Europe qu’ils estiment ne plus reconnaître chez eux, en Allemagne ou en Autriche.

 

► La DGSI liste 150 quartiers sous l’emprise de l’islam radical

Ce chiffre découle d’une cartographie effectuée suite à une demande début janvier de Christophe Castaner à l’issue de l’attentat islamiste de Villejuif. Le document en question n’a pas été divulgué, étant uniquement présenté oralement aux ministres intéressés par un agent assermenté. Selon le journal du dimanche, qui a relayé l’information, on trouve dans les quartiers concernés au delà des banlieues des plus grandes agglomérations de France plusieurs cités du Nord, ainsi que certaines zones en Haute-Savoie, dans l’Ain et en Eure-et-Loir. Reste à voir quelles actions le gouvernement prendra contre ces inquiétantes nouvelles.

 

► Au sommet international de Berlin les dirigeants appellent à un cessez-le-feu permanent

Sous l’égide de l’ONU onze pays impliqués dans le conflit libyen se réunissaient à Berlin ce dimanche afin d’effectuer un premier pas pour la paix dans le pays. Selon le secrétaire général de l’organisation internationale tous les participants se sont engagés à renoncer à des interférences dans le pays. Les armes livrées par plusieurs états affluant dans le pays malgré l’embargo de 2011 étaient notamment un des points ciblés. Le supposé appui militaire de la Russie et la Turquie aux camps opposés en était un autre. Ces deux états sont également les instigateurs originels du fragile cessez le feu déjà en action depuis le 12 janvier, ce qui semble faire que comme pour le conflit syrien les cartes sont entre leurs mains.

 

► Rome: Les migrants campent sur les ruines

Dans le parc de Colle Oppio, des dizaines de migrants continuent à vivre en campant dans les fouilles archéologiques de la Domus Aurea.

Pourtant ces jardins, fréquentés chaque jour par des milliers de touristes, se sont transformés en une maxi favela où il est devenu même dangereux de s’aventurer.

Avec le début des travaux de réaménagement du parc, à l’intérieur du site surplombant les vestiges de la villa de Néron, des dizaines de migrants se sont installés : depuis des mois à l’ombre des vestiges archéologiques, devant les regards étonnés des visiteurs. Les principales activités des « locataires » sont le trafic de drogue, les vols et les querelles ne manquent pas. A tel point qu’un migrant pakistanais, brandissant un gros tournevis, a déclaré qu’il était prêt à « tuer » quelqu’un au cas où il serait à nouveau volé…

 

► La bonne nouvelle du jour met à l’honneur les forêts européennes !

Pour ceux qui n’y seraient pas déjà allés, l’exposition Carpathia Sylvae est encore ouverte jusqu’au 31 janvier ! Située dans le IIe arrondissement de Paris, au centre culturel roumain, l’exposition vous invite dans les vieilles forêts primaires du Maramures, au cœur de Paris. Le but de l’exposition est d’inciter à la préservation des dernières vieilles forêts d’Europe en suscitant l’émotion et en nourrissant la connaissance. Souvent difficile d’accès, ces forêts sont peu connues. A partir d’une scénique exceptionnelle et verdoyante, l’exposition se veut à la croisée de la science et de l’esthétisme.

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