DISSIBLOG

28 janvier 2020

La 5G incompatible avec l’écologie

La 5G, c’est la révolution numérique. C’est l’internet à haut débit partout et sans fil. C’est l’amélioration de la qualité des vidéos et des jeux en ligne mais c’est surtout le moyen attendu pour le développement de la voiture autonome ou encore de la téléchirurgie. Bref, c’est l’universelle panacée pour les aficionados du tout connecté.

En France, les fréquences devraient être attribuées au printemps prochain et les premières antennes devraient apparaître dans nos villes à la fin de cette année.

Mais quid de l’impact écologique de cette merveilleuse avancée technologique ?

Étrangement, les marionnettistes qui manipulent le cyborg Greta Thunberg ne poussent pas leur jouet dans la lutte contre la 5G. Or, ce progrès technologique s’avère déjà comme un désastre écologique en puissance. C’est pourquoi certaines associations environnementales, comme les ONG Agir pour l’environnement ou encore Priartem, s’en inquiètent déjà : celles-ci viennent de déposer un recours devant le Conseil d’État et réclament une étude pour évaluer les risques de la 5G.

• Premier reproche, et pas des moindres : l’énorme hausse de la consommation électrique induite par le système lui-même et la pléthore de nouveaux services qui vont l’exploiter rapidement. Selon les ONG contestataires, la surconsommation énergétique équivaudrait à la production de deux réacteurs nucléaires rien qu’en France ! À l’heure où l’on condamne Fessenheim pour plaire à ces mêmes écologistes, le paradoxe est aussi énorme que cocasse. Combien de moulins à vent faudra-t-il implanter pour compenser la perte de ce réacteur et les nouveaux besoins en électricité qui se profilent ? L’écologie a une logique très déroutante.

• Autre reproche : l’installation en très grand nombre d’antennes émettrices serait un risque potentiel sur la santé. En effet, la 5G se base sur des ondes extrêmement courtes (millimétriques) et la haute fréquence (3,4 à 3,8 GHz) pour transporter de grandes quantités de données. Par conséquence technique inhérente, ces fréquences ne sont portées que sur de très courtes distances. D’où la nécessité de déployer une infinité d’antennes relais. Cécile Dubarry, la directrice de l’Arcep, interrogée par Reporterre refuse de s’avancer sur des chiffres précis : « C’est difficile à dire. Les opérateurs peuvent aussi utiliser les bandes de fréquences pour lesquelles ils ont déjà des autorisations d’usage afin d’éviter de multiplier le nombre d’antennes ». Magnifique langue de bois ! Qui peut croire que les opérateurs vont vendre de la 5G qui ne fonctionnerait pas correctement. Il se murmure, dans les milieux autorisés, que le ratio serait au minimum de quatre antennes 5G pour une 4G et bien davantage lorsque la voiture autonome sera en service.Antennes hertziennes
• Dernier reproche : cette nouvelle technologie va rendre l’ancienne (la 4G) totalement obsolète et les consommateurs vont se précipiter pour changer de téléphone portable – nos chers chérubins qui défilent pour le climat en tête de peloton, évidemment – afin d’être au top de la « branchitude ».Je suis climatDes milliards d’appareils encore bons pour le service seront délaissés sans qu’on sache bien où ils vont finir. Beaucoup atterriront sur le continent africain où des milliers d’ouvriers démontent chaque jour les appareils électroniques venus d’Europe, malgré les fumées toxiques et les substances chimiques que cela dégage.Composants électroniques - métaux lourdsCar le recyclage est devenu le business juteux des trafiquants qui détruisent la planète sans vergogne et en toute impunité. Toutes les éco-taxes qu’on nous inflige ne mettront jamais fin à ce trafic-là !

Des enquêteurs spécialisés de la gendarmerie française, des douaniers et des experts internationaux ont mené l’enquête dont Coraline Salvoch et Alain Pirot ont tiré un film pour France 5 :

 

Aussi, le débat sur la 5G ne fait que commencer. Logiquement, on ne peut aduler Greta Thunberg et faire tout le contraire de ce qu’elle recommande. Où alors, ce serait faire la preuve que la préoccupation écologique n’est qu’une vaste tartufferie.

Il est quand-même heureux de constater que ce débat dépasse nos frontières. On le trouve très présent en Suisse et même aux États-Unis. Dès lors, si l’avenir de la planète est un réel souci des peuples et de leurs dirigeants et que l’avènement de la 5G est appréhendé sous tous ses aspects, y compris les plus négatifs, il se pourrait que la voiture autonome ne soit pas pour tout de suite…

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Posté par dissidence à 13:11 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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