Questions interdites ...
Au hasard de nos clics, on est tombés sur une saillie révélatrice du ministre des Affaires très étrangères à la France Jean-Noël Barrot. La séquence qui nous intéresse, mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, est celle du ministre qui entre en fureur devant un membre du public, pas un intervenant, ces derniers étant tous sous contrôle. On va le voir, il y a toujours des accidents, malgré le cordon sanitaire.
Ce petit échange a une grande portée symbolique : dans les yeux des deux personnalités qui mènent le débat, on décèle une bonne dose de haine (mais celle là est autorisée , pour ne pas dire encouragée). Le ministre explose contre l’impudent, qui ne fait que rappeler la réalité de 2014, soit le massacre de russophones pendant le Maïdan ukrainien.
Le second personnage clé s’appelle Christophe Jakubyszyn, véritable produit médiatique normalisé : passé par Le Monde, TF1, BFM et RMC, il ne peut pas faire d’écart. Aujourd’hui, tout en incarnant BFM Business, il est le directeur des rédactions des Échos. On pourrait penser qu’il s’agit d’un grand journaliste monté en grade, mais sur l’affaire russe, qui est l’obsession des otanistes, impossible de garder son calme : regardez-le transformer immédiatement le contradicteur en soutien du gouvernement russe ! Il ne s’agit plus d’un journaliste, mais d’autre chose. Acrimed parlerait d’un chien de garde du régime.
C’est à 25’23 que Jakubyszyn donne la parole à Barrot ... et c’est à 57’15 que l'impensable survient, avec un costaud qui se lève dans le public (de moutons) et qui dénonce « l’assassinat » d’Éric Denécé !
Les réactions outrancières de Barrot avec sa légende de l’Ukraine « qui se bat pour notre sécurité » et de Jakubyszyn avec son « et vous soutenez donc le gouvernement russe, on est d’accord ? » ne surprendront personne, tant les deux compères incarnent ce Système médiatico-politique volontairement déconnecté du réel. On notera tout de même que Barrot surjoue l'indignation, mais se garde bien de répondre à la question posée ! Du reste oser poser ce genre de question relève à l'évidence de la russophilie, de l'europhobie (prochaine diablerie de la cage aux phobes, n'en doutez pas ...) Donc les gueux n'auront pas de réponse à ces questions qui n'ont pas à être posées ! Ainsi va la démocratie ripoublicaine ...
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