28 décembre 2025
BB Chapeau bas !
Publicité
Brigitte Bardot : derrière la femme libre, une femme « conservatrice » et « patriote »
Brigitte Bardot, décédée dimanche à 91 ans voyait en Marine Le Pen, dirigeante du Rassemblement national "la Jeanne d'Arc du XXIe siècle", tout en assurant que ses choix politiques étaient avant tout dictés par la cause animale.
Voilà pourquoi nos bons mierdas vont surement nous pondre un hommage alambiqué
Voilà pourquoi nous donnons la parole à l'international !
======================
« On m’a fermement collé une image de frontiste » pour avoir répondu au début des années 1990 à un questionnaire du quotidien catholique Présent, affirmait-elle en 2018 dans son livre testament « Larmes de combat ». « Je n’ai jamais demandé à personne d’être raciste et je ne pense pas nourrir de haine raciale », affirmait Brigitte Bardot.
Brigitte Bardot, icône de la libération des mœurs dans les années 60, prêta ses traits à la Marianne républicaine. Elle se revendiquait « conservatrice » en politique et « patriote ». La droite est le « seul remède urgentissime à l’agonie de la France », écrivait-elle dans son « BBcédaire » paru en 2025.
Un hommage et un soutien aux Le Pen
En 1996, dans sa biographie « Initiales B.B. », elle rendait hommage à Jean-Marie Le Pen, « un homme charmant, intelligent, révolté comme moi par certaines choses » et ne cachait pas partager les idées du fondateur du FN contre « la poussée terrifiante de l’immigration ». C’est chez lui qu’elle avait rencontré son quatrième mari, Bernard d’Ormale.
En 2012, B.B. appelait les maires de France à apporter leurs parrainages à Marine Le Pen, candidate à la présidentielle, et annonçait voter pour cette « femme admirable ». Avant la présidentielle de 2017, elle affirmait encore: « Marine Le Pen, je l’aime beaucoup et depuis longtemps ».
Brigitte Bardot, qui se disait « contre le vivre ensemble », voyait en elle une responsable politique capable de « reprendre la France en main, de remettre des frontières et de redonner la priorité aux Français ».
Une icône française
« Le départ de Brigitte est un chagrin immense », a écrit dimanche Marine Le Pen sur X. Jordan Bardella, président du RN, a rendu hommage à « une ardente patriote ».
Marine Le Pen et son père ont régulièrement rendu hommage à l’ancienne actrice. « Les plages françaises sont celles de Bardot et Vadim », affirmait Marine Le Pen en pleine polémique sur le burkini à l’été 2016, en allusion au film « Et Dieu… créa la femme ».
Souvent reçue à l’Élysée, Brigitte Bardot a pu avoir la dent dure avec les chefs de l’État, pas assez engagés, selon elle, dans la protection des animaux.
Invitée par Charles de Gaulle, elle était arrivée vêtue d’une veste à brandebourgs et avait été accueillie par un « Chic! Un militaire ». Valéry Giscard d’Estaing, « son ami », l’avait « draguée », racontait-elle.
François Mitterrand, « maudit soit le jour de son investiture. (…) Toute la détresse que nous subissons est la suite de son oeuvre maléfique », lâchait-elle dans son « BBcédaire ».
Quant à Jacques Chirac, « c’est le roi des menteurs » qui « fait la course » avec Nicolas Sarkozy, avait-elle assuré dans une interview à la chaîne de télévision France 2.
Une dent contre Emmanuel Macron
Dans une lettre ouverte, elle avait fustigé l' »inutilité », la « lâcheté » et le « mépris des Français » d’Emmanuel Macron.
« Je juge les politiques à l’aune de ce qu’ils proposent pour la cause animale. C’est aussi simple que ça », disait-elle au Monde en 2017.
« J’ai eu un espoir insensé quand le Front national a fait des propositions concrètes pour réduire la souffrance animale. Mais j’ai aussi sollicité (le chef de file de La France insoumise) Mélenchon (…) Si demain un communiste reprend les propositions de ma fondation, j’applaudis et je vote », assurait-elle
Commentaires
/image%2F1210759%2F20251228%2Fob_be4009_gettyimages-159031795-801x534.webp)