« zone euro » le cauchemar
Pour que l’Europe débloque, avant la mi-mars, les 130 milliards d’euro qui lui ont été promis et la suppression de 50% de sa dette aux banques, à hauteur de 100 milliards d’euro, la Grèce a fait approuver un accord, vendredi, entre ses partis politiques, droite – gauche, l’extrême droite ayant refusé d’approuver le texte .
Mais qu’ont-ils donc exigé, ces richissimes dirigeants européens, pour que le peuple grec soit maintenu dans cet espace dangereux qu’on appelle la « zone euro » ?
Rien moins qu’une amputation de leurs salaires de base de 22 pour cent ! Oui, vous avez bien lu, ce sont 22% de salaire en moins dont chaque ouvrier ou fonctionnaire grec disposera à la fin de chaque mois.
- Le salaire minimum passera à 586 euros brut, sur 14 mois.
- La suppression de 15.000 postes dans le secteur public
- Des « coupes » prévues dans les retraites complémentaires
Avec les « coupes » précédentes qui ont cisaillé, depuis 5 ans, le pouvoir d’achat des grecs, il ne leur restait pas grand-chose pour vivre. Sans besoin d’être des économistes talentueux, nous mesurons les dégâts apportés par l’Europe et l’Euro à la Grèce, quels qu’aient été les dirigeants irresponsables qui ont mené le pays à sa perte, c’est le peuple qui en pâtit.
Aujourd’hui, le pays compte près de 22% de chômeurs, les actifs sont sous-payés, les retraités vont devoir encore serrer la ceinture, les impôts ont augmenté, et l’euro a toujours cours dans le pays.
Mais ce n’est pas tout et c’est beaucoup plus grave !
Les impôts… Ces impôts qui étouffent les peuples et qui « permettent de renflouer les caisses des Etats », disent nos dirigeants… Ces impôts ne seront plus récoltés par l’Etat Grec ! Non. elon le FMI, les impôts pourraient être détournés par des fonctionnaires peu scrupuleux (vous savez, la corruption…). C’est donc le FMI qui a mis en place cette mesure de rigueur :
- 200 centres des impôts seront, purement et simplement, fermés en Grèce.
- L’impôt et la perception de l’impôt seront transférés aux banques !
La Grèce… ça existe encore ? Non. Ce sont les banques qui dirigeront la Grèce comme, demain, les banques dirigeront la France, l’Espagne, le Portugal (qui est déjà très mal en point) et les autres pays de cette zone euro que les Sarkozy, Merckel et autre Obama, ont décidé de maintenir par n’importe quel moyen… surtout si ce sont les peuples qui en payent le prix. Ces gens « supérieurs » qui ne cessent de nous rebattre les oreilles du danger d’une cessation de paiement de la Grèce qui entraînerait un délitement de la zone euro.
Et alors ? Croyez-vous que la France soit mieux lotie que la Grèce ? Les dirigeants savent très bien mentir à leur peuple et Sarkozy a eu la manière pendant ses cinq ans.Toutes ces mesures d’austérité, de rigueur, la récession dont on taisait le nom jusqu’à cette année… … Le gel des retraites (pour l’instant au-dessus de 1000 euros !), le gel des traitements des fonctionnaires, l’augmentation des prix et de tous les impôts directs et indirects : TVA (sociale !), sur les revenus, sur les successions, sur l’habitation, la propriété, l’augmentation du chômage à son taux record, les banques qui ne prêtent plus, la BCE qui vient à leur secours… Quel secours ? Il faut préserver les prêteurs, c’est tout !
Les banquiers sont les maîtres.
En contrepartie, pas un de ces élus, du petit député au président, en passant par les sénateurs et les ministres, (grecs ou français), aucun de ces élus ne consent à une baisse de leurs « émoluments » ! Les salaires, retraites et autres primes juteuses de ces gens-là sont toujours en augmentation. En tous cas, ils refusent catégoriquement de le voir baisser.
Quand un ouvrier français encaisse, dans le meilleur des cas, 1500 euro par mois, un sénateur qui se chauffe (avec sa prime spéciale !) encaisse des dizaines de milliers d’euro.
Même en Grèce, un député touche 16 400 € mensuel (hors transports gratuits) alors qu’ils viennent d’approuver un salaire minimum de 586 euro pour le peuple.
Tant que ces gens-là ne seront pas touchés par la récession, ils continueront de voter des lois contraires aux biens des peuples.
ND: demain -> comment la gréce est entrée dans la « zone euro » (édifiant ...)