Encore un apport de la "diversité"
Fin du mystère de Nantes. Le suspect interpellé et placé en garde à vue est passé aux confessions ce mardi soir. Il a reconnu le meurtre d'une adolescente de 14 ans et l'agression de deux hommes âgés entre dimanche et lundi à Bouguenais et Vertou, dans l'agglomération nantaise. Il a même revendiqué « une intention d'homicide » a indiqué le procureur adjoint à Nantes, Yves Gambert. Il devrait être déféré mercredi devant un juge d'instruction, sa garde à vue ayant été prolongée a précisé le procureur. Agé de 25 ans et d'origine congolaise, le jeune homme n'a pas encore été examiné psychiatriquement. Et pourtant cette expertise pourrait être utile pour mieux comprendre sa personnalité.
« Il a indiqué qu'il avait choisi ses victimes au hasard, a tenu des propos détachés, froids et détaillés, mais aussi parfois décousus, peu rationnels, se revêtant lui-même d'une sorte de mission divine » a ajouté Yves Gambert. Les résultats de l'autopsie de l'adolescente n'ont pas été dévoilés. Cependant, le procureur a lâché quelques indices sur la violence du meurtre. Il a en effet rapporté que le meurtrier s'était « particulièrement acharné » et que le corps de la jeune fille de 14 ans présentait plus de 50 plaies de couteau. Cette ado, en rupture et suivie par les services sociaux, semblait être sur le point de se rendre chez sa mère dimanche soir, après des échanges téléphoniques qu'elles avaient eus. Mais sur la route, elle a croisé son meurtrier. Elle n'arrivera jamais chez elle. Son corps a été retrouvé le lundi matin dans des toilettes publiques de la petite commune de Bouguenais, non loin du domicile familial.
Né en Angola en 1987, et arrivé en France entre 2003 et 2005 pour rejoindre son père, le suspect était connu de la justice depuis 2007. Il avait notamment été arrêté pour des faits de « petite délinquance » n'ayant jamais entraîné de « peine de prison ferme supérieure à six mois ». « Toutes ses peines d'emprisonnement ont été exécutées » a précisé Yves Gambert. Il avait déjà fait l'objet de quatre condamnations pour atteintes aux biens, d'une pour usage et détention de stupéfiant, d'une pour infraction à la circulation, et de trois pour violences n'ayant pas entraîné d'interruption de travail supérieur à huit jours a assuré le procureur adjoint.
Placé sous surveillance électronique le 22 novembre 2011, il s'était débarassé de son bracelet électronique le 9 mars 2012. Les services pénitentiaires avaient contacté le suspect, le 12 mars, pour lui signifier de se présenter le plus rapidement afin de s'en faire placer un nouveau. Il était considéré en « état d'évasion et était activement recherché ». Un mandat de recherche avait même été émis à son encontre depuis le 16 mars.