Loi Gayssot: l'extravagante onction du Conseil Constitutionnel
Le "révisionniste" notoire (comprendre le mal absolu en post démocratie) Vincent Reynouard avait réussi, 26 ans après sa promulgation, à saisir le conseil constitutionnel au sujet de la loi Gayssot. La réponse de ce dernier est tout bonnement ahurissante:
Remarques
Sur le grief tiré de l'atteinte aux libertés d'expression et d'opinion : Le conseil rappelle qu'aux termes de l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi » Et justement ça tombe bien, « La loi fixe les règles concernant... les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques » Donc la loi permet de déroger à un droit pourtant fondamental inscrit dans la déclaration universelle des droits de l'homme de 1789 !!! Droit fondamental de fait caduque: CQFD
Sur le grief tiré de l'atteinte au principe d'égalité devant la loi pénale : Cette liberté "particulière" étant par nature antisémite et raciste (sic) est supprimée. Au nom de quoi ? De lois qui justement définissent et criminalisent ces mêmes "antisémitisme" et "racisme". N'importe quel tableur bien connu des informaticiens afficherait un message d'erreur, cause et conséquence étant ici confondues dans une boucle invalidante. Pas pour les "sages" du Conseil Constitutionnel pour qui la loi « doit être la même pour tous, mais surtout pour quelques uns »
On notera par ailleurs qu'au regard des contorsions qui précédent, le conseil constitutionnel valide non seulement la loi liberticide de 1990, mais également celle de 1881: 135 ans plus tard, il était temps ! On notera enfin qu'il reprend à son compte (avec une bien grande imprudence selon nous ...) le concept de PHOBIE, passible des geôles de la république.