Lorsqu’un Etat membre montre qu’il ne se laisse plus pousser dans ses retranchements, l’UE est prête à négocier.”

Après un vote en faveur du Brexit, l’UE sera donc certainement plus encline à satisfaire le Royaume-Uni, prévoit le journal. A commencer par lui accorder un véritable frein d’urgence à l’immigration venue d’autres pays européens – et non pas le frein conditionnel que David Cameron a obtenu lors des négociations en février. Le journal se souvient que M. Cameron avait, “sans livrer bataille, accepté la demande d’Angela Merkel d’avoir un droit de veto à un éventuel frein temporaire à l’immigration”. Or, après un vote pour le Brexit, l’UE devrait se montrer plus réceptive. Pour l’union, “ce type de frein ne sera qu’un prix modeste à payer pour nous garder à bord du navire”, prévoit The Sunday Times

Il ne s’agit pas de rejeter ses amis

Puis, ajoute le journal, même un vote pour le Brexit n’obligera pas M. Cameron à mettre en route la sortie, prévue par l’article 50 du traité sur l’Union européenne : 

Si le vote pour la sortie l’emporte, le Premier ministre n’invoquera pas forcément le processus de séparation. Si nous votons ‘Out’ jeudi, puis retardons la mise en œuvre de l’article 50, nous pouvons encore rester au sein du Marché commun pendant des années.”

Calculateur ? Pour le journal, c’est l’occasion de pousser l’UE à se réformer pour son bien : “Ce référendum sera peut-être la meilleure occasion pour mettre le holà au projet européen de centralisation. C’est un chemin qui n’est ni dans notre intérêt, ni dans celui de l’Europe. [Voter pour le Brexit], ce n’est pas rejeter ses amis, mais plaider pour des réformes réelles.