DISSIBLOG

26 juin 2013

Le grand déballage continue !

Selon le journal Le Monde, Ziad Takieddine s'est mis à table. L'intermédiaire a pour la première fois reconnu dans le cabinet des juges Van Ruymbeke et Le Loire avoir participé au financement occulte de la campagne d'Édouard Balladur de 1995 en mettant en place un système de rétrocommissions dans des contrats de livraisons d'armes en Arabie saoudite et au Pakistan. Un témoignage qualifié d'"énorme" par son avocat

Selon Ziad Takieddine, son contact avec l'équipe Balladur était Thierry Gaubert, collaborateur de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly puis au Budget. Celui-ci lui a été présenté par Nicolas Bazire, le directeur de cabinet du Premier ministre Édouard Balladur puis son directeur de campagne.

Ziad Takieddine est chargé, à l'initiative de François Léotard, qui est alors ministre de la Défense, de jouer les intermédiaires dans un contrat de vente de frégates à l'Arabie saoudite, dit Sawari II. Un voyage infructueux, car la vente capote d'abord. Takieddine et son associé al-Assir sont de nouveau mandatés pour utiliser leur entregent. L'accord sera bel et bien conclu en novembre 1994.
Coupures de 500 francs

À la suite de cette vente, selon Le Monde, Takieddine explique avoir été contacté par Nicolas Bazire. Objectif : récupérer 1,5 million de francs afin de financer la campagne présidentielle d'Édouard Balladur. Une mallette contenant cette somme en coupure de 500 francs est remise par Takieddine et al-Assir à Genève à Thierry Gaubert. Dix jours plus tard, rebelote. Thierry Gaubert lui réclame de nouveau 1,5 million. Puis une troisième somme, la dernière pour "boucler les comptes" est demandée : il s'agit de trois millions. À chaque fois, assure Ziad Takieddine, il s'est plié aux demandes de Thierry Gaubert après avoir vérifié auprès de Nicolas Bazire qu'il était au courant.

Le témoignage de Ziad Takieddine est également accablant pour Renaud Donnedieu de Vabres, conseiller de François Léotard à la Défense et qui fut ultérieurement ministre de la Culture : "Je lui ai payé en cash des sommes allant de 15 000 à 20 000 francs à chaque fois", rapporte ainsi Le Monde, expliquant que Takieddine a financé en liquide l'appartement de Renaud Donnedieu de Vabres à Paris et sa campagne législative à Tours en 2007.

Les deux avocats de Thierry Gaubert et Nicolas Bazire ont contesté le témoignage de l'homme d'affaires libanais. Une confrontation doit avoir lieu prochainement entre les trois hommes, selon le quotidien.

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Posté par dissidence à 12:06 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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