DISSIBLOG

18 juillet 2019

Lettre ouverte à un pâle toqué

François de Rugy - Séverine Servat« Monsieur, ce que j’admire en vous, c’est que vous avez le courage d’être vous-même ; avec tout ce que cela comporte de ridicule ! » (Raymond Devos)


 

Nous savions, depuis son avènement, que le gouvernement était composé de paltoquets, d’amateurs et d’incapables mais Jupiter Micron, conseillé par Bayrou, le crétin des Pyrénées, nous avait promis une « moralisation de la vie politique ». On allait voir ce qu’on allait voir : des députés, des ministres honnêtes, intègres, irréprochables. Bref, la France ne serait plus une république bananière et l’un des pays les plus corrompus du monde civilisé (si tant est que la France soit encore un pays civilisé !)

Depuis, Ferrand, Bayrou-les-grandes-oreilles et la sorcière Cruella de Sarnez ont dû quitter le gouvernement avec des casseroles tintinnabulantes aux fesses…

Et voilà que Médiapart nous apprend que l’aristo-pastèque (vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur), le baron de Rugy, aurait allégrement tapé dans la cave de l’Hôtel de Lassay quand il était au perchoir, poste qui convenait parfaitement à sa vanité de paon.

Voyez-vous, baron, nous avons un point commun : nous sommes l’un et l’autre des petits hobereaux de province. Votre famille reçut en avril 1785 des lettres d’anoblissement « en tant que de besoin ».

D’Hozier donne copie desdites lettres accordées par le roi Louis XVI à Jean Melchior Goullet de Rugy en avril 1785.

La famille Goullet de Rugy a accédé à la noblesse en 1765 par l’exercice d’une charge au parlement de Metz. D’Hozier mentionne en effet un membre de la famille Goullet de Rugy qui fut conseiller au parlement de Metz mais la charge de conseiller, au sein de ce parlement, ne donnait la noblesse qu’au terme de la deuxième génération d’exercice successif de ladite charge (anoblissement graduel). Noblesse récente donc mais qui devrait vous imposer des valeurs, des principes moraux, des devoirs et, surtout, un minimum de dignité.

Feu mon père, petit épicier de campagne (qui était un seigneur), disait souvent : « Porter un nom ou un titre ne donne aucun droit mais un devoir : celui de s’en montrer digne. »

Aristocratie, baron, vient du grec aristokratia (aristos, excellent, le meilleur, le plus brave et kratos, pouvoir). Ceci ne veut pas dire que nous soyons les meilleurs. Les fins-de-race de mon espèce on bien peu de talent et pour ma part, sans fausse modestie, je n’en ai aucun susceptible de me démarquer de la médiocrité ambiante. Mais l’aristocrate doit avoir du panache, une posture, un comportement, des prises de position qui n’enfreignent pas les règles les plus élémentaires du savoir vivre et de la morale chrétienne. C’est en cela qu’il peut, qu’il doit, être un modèle ou un exemple.

Bon, je vous concède bien volontiers des circonstances atténuantes : né en 1973 à Nantes, vous êtes le fils de Dominique de Rugy et de Maryvonne Fritz, tous deux enseignants, donc, je présume, de gauche ? Vous avez fait des études correctes de « fils de profs » au lycée Guist’hau de Nantes, puis l’Institut d’Études Politiques (IEP) à Paris, dont vous sortez diplômé en 1994.

Mais, avant même d’avoir fini vos études, vous entamiez une carrière de girouette politique : dès 1991, vous adhérez à « Génération Écologie », le parti de Brice Lalonde, que vous trouvez « plus cohérent et plus pragmatique qu’Antoine Waechter ». Mais vous quittez le mouvement en 1994.

En 1997, vous voilà chez les Verts et vous vous présentez aux élections législatives de mai 1997 dans la 3e circonscription de Loire Atlantique. Vous réalisez un score lamentable : 3,87 % des suffrages.

En 2001, allié au PS, vous voilà élu conseiller municipal de Nantes, dans le groupe des Verts. Adjoint au maire, chargé des transports, vous êtes aussi l’un des vice-présidents de la communauté urbaine. Vous n’avez jamais travaillé ce qui, en France, vous prédestine à une belle carrière politique.

Mal remis de votre claque aux législatives de 2001, en 2007 vous faites alliance avec le PS.

Le 17 juin 2007, le ticket formé avec le socialiste Pascal Bolo obtient 52,03 % des suffrages, battant le député sortant UMP Jean-Pierre Le Ridant.

Affilié au groupe parlementaire de la « Gauche Démocrate et Républicaine », vous êtes élu secrétaire de l’Assemblée Nationale le 27 juin 2007.

Aux municipales de 2008, vous êtes le candidat unique de la gauche à Orvault, et vous êtes encore largement battu. Mais vous êtes réélu député en juin 2012, dans le cadre d’une candidature « Europe Écologie Les Verts », reconduisant le ticket de 2007 avec Pascal Bolo, du PS.

Pour la présidence du groupe parlementaire « Europe Écologie Les Verts », vous poignardez dans le dos ce vieil écolo-gaucho de Noël Mamère en vous faisant désigner coprésident du groupe écologiste, en tandem avec votre copine, la « poupée Barbie » de l’écologie au sourire niais, Barbara Pompili.

Le 27 août 2015, nouveau revirement : dans le journal « Le Monde » vous annoncez que vous quittez EEVL, dont vous dénoncez « l’absence de débat interne ». Quelques jours plus tard, vous participez à la création de « l’Union des Démocrates et Écologistes », mouvement qui se positionne au centre gauche… Mais vous laissez à votre ancien parti 11 600 euros de cotisations impayées.

Le 19 mai 2016, nouveau coup tordu : avec cinq autres députés, vous quittez le groupe écologiste, provoquant sa dissolution, et vous rejoignez le groupe socialiste.

Votre sourire carnassier dissimule mal vos dents à rayer le parquet. Imbu de vous-même, ne doutant pas de votre bonne étoile, on vous retrouve candidat aux primaires de la gauche en 2017.

Vous avez pour ambition de mettre « l’écologie au cœur du projet de la gauche », à travers 66 propositions démagogiques détaillées sur votre site internet.

Sur les questions de société, vous souhaitez, entre autres, légaliser le cannabis, l’euthanasie et le suicide assisté, ouvrir la Procréation Médicalement Assistée (PMA) pour toutes les femmes et encadrer la Gestation Pour Autrui (GPA). Dès 2011, vous vous prononciez déjà en faveur de la GPA, partisan du mariage homosexuel, et vous estimiez que « l’adoption d’enfants est un droit qui devrait être ouvert à tous ». Par ailleurs, vous déclariez que l’IVG et la PMA sont des « étapes dans l’émancipation des individus ». Et vous précisiez « n’être croyant, ni pratiquant, d’aucune religion ».

Devant un tel programme, certains vous soupçonnent d’être franc-maçon.

Une chose est certaine, le 14 décembre 2017, vous avez été reçu en grandes pompes par le Grand Orient de France, rue Cadet. Vous y éreintiez publiquement Jean-Luc Mélenchon qui fait pourtant partie de la maison, es qualité de frère de la même obédience.

Êtes-vous franc ? Oui, comme un âne qui recule.
Êtes-vous maçon ? Assurément non car vous avez passé votre vie à démolir plutôt qu’à construire.

Votre programme ressemblait assez aux « avancées sociétales » prônées par le Grand Orient de France. À vrai dire, on s’en fout que vous soyez ou non « frère la gratouille ». Vous en avez le mental et vous êtes – au mieux ou au pire ? – un « maçon sans tablier » et, assurément, un arriviste sans le moindre scrupule…

Mais revenons aux primaires : le 15 janvier 2017, lors du deuxième débat télévisé, devant 1 750 000 téléspectateurs, vous prenez publiquement l’engagement de soutenir le vainqueur des primaires. Le 22 janvier 2017, nouvelle claque : vous obtenez …3,82 % des voix !

Et moins d’un mois plus tard, vous reniez votre engagement – pourtant public – de soutenir le vainqueur, Benoît Hamon, et vous vous engagez sans la moindre honte aux côtés de Macron pour la présidentielle. La haute autorité des primaires qualifie votre attitude de « contraire au principe de loyauté ». On pense à cet adage bien connu des maquignons et qui dit : « La parole vaut l’homme ou l’homme ne vaut rien »… Car vous ne valez RIEN, baron, vous êtes un félon, un renégat et un traître !

Candidat à un troisième mandat de député, vous êtes réélu sous les couleurs macronistes le 18 juin 2017. Aussitôt élu, vous postulez à la présidence de l’Assemblée Nationale. Pour obtenir le perchoir, vous vous engagez à remettre en jeu votre présidence de l’Assemblée à mi-mandat (selon la règle édictée par « La République en Marche »). Quelques jours plus tard, vous invoquez l’article 32 de la Constitution qui vous autorise à aller au terme de votre mandat. Encore une volte-face !

Le 24 janvier 2018, vous faites adopter par l’Assemblée une instruction générale interdisant le port de signes religieux « ostensibles » et contraignant les députés à avoir une tenue vestimentaire « neutre ». Vous êtes décidément, baron, un bien triste personnage !

Le 4 septembre 2018, après le départ de Hulot, vous êtes nommé ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire. Mais cette nomination est, en réalité, une exfiltration car, au palais Bourbon, certains vous qualifient de « c-o-n prétentieux ». De plus, les révélations de Médiapart commencent à fuiter et, en ce début de grogne des « Gilets jaunes », le tandem Macron-Philippe veut éviter un nouveau scandale.

J’ai omis de dire, baron, que vous êtes père de deux enfants, avec votre première compagne dont vous êtes séparé. Et, le 16 décembre 2017, vous épousiez, à la mairie du 7ème arrondissement, Séverine Servat, journaliste à Gala, une gazette très « people » pour shampooineuses et garçons-de-bains.

Alain Delon était un homme à femmes ; vous, vous êtes, semble-t-il, un homme à poupées Barbie. C’est avec (avec ou à cause de ?) votre dernière égérie – dont la distinction ne m’a pas échappé – que vous auriez organisé, selon Médiapart, de somptueuses soirées privées en réquisitionnant du personnel de l’Assemblée Nationale, ainsi que du matériel et des consommables (notamment « de grands crus directement issus des caves de l’Assemblée »). Ces révélations, parues plusieurs mois après votre départ de l’Hôtel de Lassay, provoquent une vive polémique. Gageons que ce sera encore une tempête dans un verre d’eau ! Je n’ose pas écrire « dans un bénitier » de peur de froisser votre incroyance militante.

À l’heure où j’écris, certains demandent votre démission ce qui tendrait à prouver qu’ils n’ont rien compris à la ripoux-blique « exemplaire » voulue par Macron : on se gave entre voyous « et en même temps » on méprise la valetaille, ce populo qui fume des clopes et qui roule au diésel : CQFD !

Cédric de Valfrancisque.

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17 juillet 2019

14 juillet, une fête anti-populaire

Pour info, il faut avoir en tête que cette fête dite du 14 juillet a été initiée par la franc maçonnerie pour célébrer (délà ...) les "valeurs de la République" et nullement  celles de la démocratie ! Il n'est d'aulleurs que de se référer aux bons discours prononcés par nos édiles en cette occasion et vantant  les valeurs du "vivre ensemble" de la "tolérance", et autres niaiseries du grand remplacement ripouxblicain sans vaseline !


 Petit rappel historique pour ceux qui n'auraient pas été affranchis de cette forme moderne de néo-esclavagisme :

Le 14 juillet, fête maçonnique ? 

par Jean-Laurent Turbet

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TOUS POURRIS: le homard s'est fait pincer !

Le « homard vert » restait accroché aux filets du pouvoir

Des dîners hors de prix, pour ses amis et les amis de sa femme, avec des homards géants et des vins de grands crus à 550 ou 2 200 euros la bouteille. De nombreux journalistes étaient invités à ces agapes, à l’image du chroniqueur Jean-Michel Aphatie.

Le « homard vert » de Rugy aurait pu sortir de la nasse, voici dix jours, avec les honneurs, en quittant les filets dès les premières révélations du site Mediapart et de l’hebdomadaire « Le Canard Enchaîné ». Mais, il est resté accroché aux filets, effectuant les mêmes dénégations, en son temps, que le prédateur Jérôme Cahuzac, jusqu’au moment où le pêcheur Emmanuel Macron l’a arraché des filets du gouvernement pour le rejeter  en eaux troubles  !

>> la suite

Mediapart enfonce le clou :

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Un élu danse avec les fous d'Allah

Moselle : le maire socialiste Michel Liebgott danse de joie avec les algériens au son de « Allah Akbar »

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10 juillet 2019

TOUS POURRIS, suite ...

Au menu des Rugy, ci devant ministre de la Transition écologique et solidaire (si ! si !)  homards géants, arrosés de champagnes et de grands crus issus des caves de l'Assemblée. Parmi lesquels du Mouton-Rothschild 2004 du centenaire de l'Entente cordiale entre l'Angleterre et la France (au moins 500 euros la bouteille) ou encore du Château Cheval-Blanc 2001 (550 euros).

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Les ruraux rétablissent les octrois !

« Un panneau installé dans un petit village de 400 habitants fait le buzz depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. L’an dernier, Régis Bourelly, le maire de Saint-André-de-Valborgne (Gard), a été interpellé par des touristes parisiens. « Ils sont venus me voir parce que la cloche sonnait quinze fois, parce que le coq chantait, parce que les chiens du voisin aboyaient », raconte-t-il à France Bleu. « J’ai dit, c’est bon, vous venez à la campagne, ce sont des choses normales ! » Cette année, pour éviter ce type de remarques, le maire a alors décidé d’installer un panneau plutôt original. « Attention village français, vous pénétrez à vos risques et périls !

 

 

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TOUS POURRIS !!!

Dans 40 ans, on apprendra que le candidat Macron a fait bien d'autres placements occultes que les dépenses somptuaires alléguées pour justifier la modestie de son patrimoine après son passage grassement rémunéré chez Rothschild & Cie

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09 juillet 2019

Une députée "En Marche" parle aux "français"

Par mesure de précaution et à titre exceptionnel, les commentaires sont fermés pour ce post. 

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08 juillet 2019

Pour la presse de gauche américaine, la France est désormais « la menace mondiale n°1 contre la liberté d’expression »

BREIZATAO – ETREBROADEL (07/07/2019) En 2019, pour connaître l’ampleur de la censure étatique qui s’exerce sur les citoyens français, la presse américaine est plus riche d’informations critiques que celle de l’Hexagone. La presse d’état française est en effet trop occupée à applaudir la destruction des derniers vestiges de la liberté d’expression que représente le vote nocturne de la loi Avia par une petite trentaine de députés pro-gouvernementaux.

S’exprimant avec indignation dans le journal de gauche « The Hill » basé à Washington, le professeur de droit constitutionnel à l’université Georges Washington Jonathan Turley a dénoncé la volonté de la France de mettre en place, via l’UE et les grandes entreprises privées du web, un contrôle strict des idées et opinions afin d’imposer au monde occidental les standards de son idéologie jacobine radicale.

The Hill (source) :

Il y a un peu plus d’un an, le président français Emmanuel Macron est venu aux États-Unis pour importer deux espèces potentiellement invasives à Washington. L’un était un chêne et l’autre était la répression contre la liberté d’expression. Ironiquement, peu après la plantation de l’arbre, les autorités l’ont déterré pour le mettre en quarantaine. Cependant, des deux, l’espèce la plus dangereuse était la volonté contrôle de la liberté d’expression, une proposition qui a suscité des applaudissements enthousiastes de la part de nos politiciens mal informés.
Nos politiciens aux États-Unis peuvent applaudir Macron comme les idiots du village, la plupart des Américains sont de fervents partisans de la liberté d’expression. C’est dans notre sang. Cependant, sans se laisser décourager, Macron et d’autres en Europe s’apprêtent à imposer unilatéralement le contrôle de la liberté d’expression sur Internet avec de nouvelles législations en France et en Allemagne. Si vous pensez qu’il s’agit d’une question européenne, détrompez-vous.
Macron et son gouvernement tentent d’éliminer unilatéralement les « pensées haineuses » sur Internet. Le Parlement français a adopté une nouvelle loi qui donnera aux entreprises Internet comme Facebook et Google seulement 24 heures pour supprimer les « propos haineux » de leurs sites, sous peine d’une amende de 1,4 million de dollars par violation. Un vote final est attendu la semaine prochaine. L’Allemagne a adopté une mesure semblable l’an dernier et a imposé des amendes de 56 millions de dollars.
Les Français et les Allemands ont renoncé à essayer de convaincre les États-Unis de renoncer à leur liberté d’expression. Ils se sont rendu compte qu’ils n’ont pas à le faire parce qu’en imposant des peines paralysantes, les grandes entreprises seront forcées decensurer la parole selon des normes mal définies. Le résultat pourrait être la profonde limitation de la plus grande invention favorisant la liberté d’expression de l’histoire du monde. Tout cela se passe sans le moindre gémissement d’opposition de la part du Congrès ou de la plupart des organisations de défense des libertés civiles.
La décision des Européens frappe dans l’angle mort de la Constitution des États-Unis. Le Premier Amendement fait un excellent travail pour empêcher l’action du gouvernementcontre la liberté d’expression, et la plupart des lois qui restreignent la liberté d’expression en Europe seraient inconstitutionnelles aux États-Unis. Cependant, bien que protégés contre Big Brother, nous sommes laissés complètement vulnérables à Little Brother, composé de sociétés privées qui ont un large pouvoir discrétionnaire sur la réduction et le contrôle de la parole à travers le monde.
Les Européens savent qu’il est peu probable que ces entreprises retirent chirurgicalement du contenu pour des pays individuels. L’effet sera similaire à celui de l’exception californienne. Tous les États sont assujettis à des normes uniformes en matière d’émissions des véhicules en vertu de la Clean Air Act, mais la Californie a obtenu une exception pour établir des normes plus strictes. Plutôt que de créer des voitures spéciales pour la Californie, les normes plus strictes tendent à guider la conception des voitures. Lorsqu’il s’agit du contrôle des opinions, les Européens savent qu’ils peuvent limiter la parole non seulement dans leur pays, mais aussi pratiquement aux États-Unis et ailleurs.
En effet, les Européens s’appuient sur les succès passés. En 2013, un groupe d’étudiants juifs a utilisé les lois françaises pour poursuivre Twitter afin de l’obliger à remettre l’identité d’affiches anonymes de commentaires jugés antisémites. À son crédit, Twitter s’est battu pour protéger l’anonymat, mais les tribunaux européens ont statué contre l’entreprise et, finalement, elle a cédé. L’anonymat disparaît aussi rapidement que la liberté d’expression est anéantie dans ces pays.
Macron sait que les mesures européennes de contrôle des opinions sont susceptibles de se métastaser sur Internet. Ils ont déjà mis à mal la liberté d’expression en Europe. Ces lois criminalisent la liberté d’expressionselon des normes vagues faisant référence à l' »incitation » ou à l' »intimidation » d’autrui fondée sur la race ou la religion. Par exemple, le créateur de mode John Galliano a été reconnu coupable par un tribunal français d’avoir tenu des propos antisémites contre au moins trois personnes dans un bar parisien. Lors de la détermination de la peine, la juge Anne Marie Sauteraud a donné lecture d’une liste d’injures utilisés par Galliano à l’encontre de Geraldine Bloch et Philippe Virgitti. « Il a dit « sale pute » au moins mille fois, » explique-t-elle à haute voix.
Dans une autre affaire, le père du candidat conservateur français à la présidence Marine Le Pen a été condamné à une amende parce qu’il avait qualifié les membres de la minorité rom de « puants ». Une mère française a été poursuivie parce que son fils est allé à l’école avec une chemise portant la mention « Je suis une bombe ». Un Allemand a été arrêté pour avoir une sonnerie avec la voix d’Adolf Hitler. Une politicienne conservatrice allemande a été placée sous enquête criminelle pour un tweet dans lequel elle accusait la police d’apaiser « des bandes de violeurs barbares composées de hordes d’hommes musulmans ». Même le ministre allemand de la Justice Heiko Maas a été censuré en vertu de ses propres lois pour avoir traité un auteur d' »idiot » sur Twitter.
Le résultat de ces lois mal définies est prévisible. Un récent sondage a révélé que seulement 18 % des Allemands estiment pouvoir s’exprimer librement en public. Plus de 31 % ne se sont même pas sentis libres de s’exprimer en privé parmi leurs amis. Seulement 17 % des Allemands se sentaient libres de s’exprimer sur Internet, et 35 pour cent ont déclaré que la liberté d’expression est limitée à de petits cercles privés. C’est ce qu’on appelle un effet paralysant, et il faut le craindre.
Les Nations Unies renouvellent également leurs appels à faire de la propagande haineuse un type de crime international. Les nations musulmanes veulent que le blasphème soit inclus, et Israël veut que l’antisémitisme soit criminalisé. Même dans notre propre pays, des politiciens comme Howard Dean et divers universitaires ont déclaré que les propos haineux ne sont pas protégés par le premier amendement. La députée Frederica Wilson a demandé que les gens soient « poursuivis » pour s’être moqués des membres du Congrès. Un récent sondage a révélé que la moitié des étudiants aux États-Unis ne croient pas que la propagande haineuse devrait être protégée.
La triste ironie de voir la France prendre la tête des efforts visant à restreindre la liberté d’expression est puissante. Autrefois bastion de la liberté, la France est aujourd’hui devenue l’une des plus grandes menaces internationales à la liberté d’expression. Il a même mené une répression contre la presse libre avec des enquêtes criminelles. Pendant des années, nous avons simplement regardé de notre côté de l’Atlantique et rejeté ces tendances comme une question européenne. Avec ces nouvelles lois, cependant, il s’agit d’un problème mondial. L’espèce invasive est sur le point de se lâcher sur le web mondial.

Cette critique frappe fort et juste. C’est celle d’un état, les USA, qui garantit la libre expression de ses citoyens. Mais en France, une république autoritaire avançant à marche forcée vers le contrôle gouvernemental des idées et opinions, elle n’aura aucun écho : le principe même de la censure, au nom de l’égalitarisme radical, est soutenu par la totalité de l’infrastructure médiatique.

C’est en fait une question de survie pour une classe sacerdotale dont la religion d’état – le socialisme humanitaire – s’effondre de toutes parts.

Pour les quelques 37,000 journalistes d’état dûment reconnus par le gouvernement via leurs fameuses « cartes de presse », se lamenter de leur impopularité est certes devenu un exercice commun. Les deux tiers des Français savent qu’ils mententpour défendre le système dont ils dépendent. L’autocritique, en revanche, est rigoureusement interdite au sein du saint des saints d’une corporation qui pense que son rôle est de guider le peuple en vertu d’une mission morale qu’elle s’est assignée elle-même et non pas d’informer. Et d’abord sur les abus du pouvoir et de l’Etat.

Qu’importe donc à ces 37,000 journalistes d’état qu’une écrasante majorité de Français n’accordent plus aucune confiance à ce qu’ils disent ou font : ils ont l’appui de l’Etat, le seul qui compte pour préserver leurs rentes. Ils servent l’Etat et son idéologie, avec enthousiasme, et l’Etat les sert.

Un appui qui n’est pas simplement déclaratif : sans les milliards d’aides directes et indirectes à la presse, celle-ci n’existerait plus, faute de lecteurs. Il en va de même des médias détenus directement par le gouvernement – à l’instar de Radio France et des avantages mirobolants dont jouissent ses journalistes – qui sont si caricaturaux dans leur sectarisme gauchisant qu’il devient inutile de les caricaturer.

Ce n’est plus de l’entre-soi, c’est de l’inceste. Un exemple récent, concernant BREIZ ATAO, est la remise d’une récompense de 7,000 euros par des journalistes à d’autres journalistes pour avoir commis un article à charge à notre sujet.

Qu’aucun journal n’ait violemment dénoncé la loi Avia pour ce qu’elle est – une loi de censure globale inédite dans l’histoire de France – résume tout ce qu’il faut savoir des plumitifs du régime.

Dans cette obscurité, l’opposition provient effectivement d’internet, avec ses blogueurs et ses vidéastes. C’est pour ça que l’Etat veut les faire taire et c’est pour ça que les journalistes d’état en défendent le principe : tenter de faire disparaître une concurrence qui a depuis longtemps écrasé l’influence que peut avoir un journaliste lambda.

En tout cas, une chose est certaine : le prix politique de cette radicalisation du système en France sera énorme pour Paris. Le pays autoproclamé des « droits de l’homme » ne pourra plus prendre de haut des nations entières et les rappeler à l’ordre : elle se fera mettre immédiatement le nez dans sa propre merde.

C’est une bonne nouvelle.

Posté par dissidence à 17:31 - International - Commentaires [0]
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