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06 février 2019

Diversité et anti psychiatrie: 10 morts + une trentaine de blessés, dont un grave

Un incendie dans un immeuble du 16e arrondissement de Paris fait 9 morts et une trentaine de blessés dont un grave. Paris,FRANCE -05/02/2019Au moins dix personnes, selon un bilan encore provisoire, sont mortes dans un violent incendie qui a ravagé un immeuble du 16e arrondissement de Paris, situé rue Erlanger, dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 février.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris pour "destruction volontaire par incendie ayant entraîné la mort" et confiée au 1er district de  la police judiciaire de Paris. 

Le procureur de la République de Paris Rémy Heitz a précisé ce mardi qu'une personne qui habite l'immeuble a été placée en garde à vue. Il s'agit d'une femme de 41 ans qui "présente des antécédents psychiatriques". 

Selon "le Parisien", les enquêteurs privilégient la piste criminelle. Alors que l'incendie faisait rage, la police a interpellé une femme, Essia B., au pied de l'immeuble. Elle était en train de mettre le feu à un véhicule garé à proximité des lieux du drame, relate le quotidien, et elle aurait évoqué un conflit avec un voisin pour justifier son geste. De source policière, les policiers ont été appelés vers 0h10 par des voisins de palier de cette femme. Dérangés par le bruit, notamment par de la musique jouée à plein volume, ils n’étaient pas parvenus à la raisonner.

Complètement ivre au moment de son arrestation

Selon les informations de LCI, la suspecte de l'incendie potentiellement criminel était complètement ivre au moment de son arrestation, peu après 1 heure. Elle a été interpellée alors qu'elle mettait le feu à un carton dans une poubelle puis à un foulard enroulé autour d'un rétroviseur. 

La femme suspectée d'avoir provoqué l'incendie avait reçu la visite de la police quelques minutes avant le départ du feu. Un habitant de l'immeuble avait appelé le 17 peu avant minuit, pour se plaindre de son comportement agité et de ses hurlements. A l'arrivée de la police, cette femme tenait des propos confus mais elle n'était pas violente. Les forces de l'ordre sont donc reparties sans l'interpeller.

"Le Parisien" a recueilli le témoignage du voisin qui a eu une altercation avec la suspecte :

" Nous étions dérangés par ma voisine qui avait mis la musique très fort chez elle. […] Hier soir ma compagne est allée frapper à sa porte, et elle s’est fait insulter. Je suis pompier professionnel à la BSPP [Brigade des sapeurs-pompiers de Paris] et c’est pour ça que j’ai appelé le 17, vers 23 h 50. J’ai attendu quarante minutes pour m’entendre dire que ce n’était pas une situation d’urgence. […] Les policiers m’ont dit de partir. Je suis sorti avec ma compagne, je voulais passer la nuit ailleurs. J’ai cru que les policiers l’avaient embarquée donc nous sommes revenus. Mais je suis tombée nez à nez avec ma voisine dans les escaliers. Les policiers étaient repartis. Après leur départ, ma voisine a essayé de défoncer ma fenêtre et ma porte pour se venger. Un voisin m’a expliqué qu’il y avait du papier devant ma porte avec du bois. Elle a dû mettre le feu chez moi pour se venger. Quand je l’ai croisée, elle m’a souhaité bon courage en me disant que j’étais pompier, et que j’aimais bien les flammes. Là, je sens l’odeur de brûlé. 

Deux habitantes de l'immeuble ont confié à BFMTV qu'une altercation avait bien eu lieu entre un jeune homme et la suspecte, avant le départ de l'incendie, sur fond de nuisance sonore. "Elle met tout le temps la musique très très fort", raconte l'une d'elle, expliquant qu'un résidant a tenté de faire cesser le bruit lundi soir.

"J'ai vu un jeune homme qui donnait des coups au fond du grand couloir. A ce moment-là, je l'ai vu se déchaîner contre cette porte", explique une voisine. "Il disait très très fort 'Arrête, arrête, arrête', poursuit une autre. Et puis, elle a dit 'toute manière tu es un pompier, je vais mettre le feu. Elle hurlait, lui hurlait pour qu'elle arrête. Elle hurlait, elle a jeté des choses par la fenêtre, elle a jeté des assiettes, c'était le bordel", a-t-elle ajouté.

LCI rapporte que la suspecte avait été hospitalisée plusieurs fois à Saint-Anne et à l'Institut psychiatrique de la préfecture de police de Paris. Elle était à nouveau "libre" depuis le 23 janvier, de retour chez elle, sans aucune mesure coercitive, un juge ayant estimé qu'elle ne présentait plus de danger pour elle ou pour les autres.


Résultat de recherche d'images pour "fou entonnoir"Bonus: Rôle du Juge des libertés en cas d'hospitalisation sans consentement de la personne

Le saviez vous ? Depuis La loi n° 2011-803 du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques, une décision du juge doit être rendue à l’issue d’une période de 15 jours d’hospitalisation complète puis, tous les 6 mois.

Pour le 1er contrôle, le juge doit être saisi au plus tard au 12ème jour d’hospitalisation, puis au plus tard 8 jours avant chaque échéance de 6 mois. Pour ce contrôle systématique, le juge sera saisi par le directeur d’établissement quand l’hospitalisation a été mise en place à la demande d’un tiers et par le préfet si c’est une hospitalisation sur la décision de ce dernier.

Ce qu'oublit de préciser cet article, c'est que la famille (tiers demandeur, conjoint ou autre ..) est tenue de se faire assister pour ce faire et à chaque délibéré par un avocat ... à ses frais ! Devant le tollé soulevé par ce dernier point les directeurs d'établissement ont opté pour la libération systématique des patients à risque avant cette date butoir.

Et voilà comment de bons psys complètement tcharbés se retrouvent dans la nature, sans traitement ni suivi psychiatrique.

 

Posté par dissidence à 15:14 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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