DISSIBLOG

11 octobre 2019

La politique du « pas de vague » accouche d’un tsunami

Au fil des révélations liées à l’horrible drame de la préfecture de police de Paris, où quatre personnes ont perdu la vie et de nombreuses autres ont été blessées, nous apprenons que le meurtrier Mickaël Harpon affichait un profil extrêmement inquiétant avant de passer à l’acte. Plusieurs témoins entendus ont notamment fait été d’éléments qui auraient dû conduire à la mise à pied d’un homme aussi psychologiquement instable que manifestement extrême dans ses opinions et ses croyances.


Un collègue de Mickaël Harpon a notamment fait savoir que ce dernier avait légitimé les attentats islamistes contre la rédaction de Charlie Hebdo. Quelques jours plus tard, il relayait sur Facebook un article affirmant que la France serait « l’un des pays les plus islamophobes d’Europe ». Que faisait donc un converti à l’islam radicalisé et instable dans un des principaux services de renseignement français, luttant, triste ironie de l’histoire, contre l’islam radical ? Mickaël Harpon avait accès à des informations ultrasensibles en sa qualité d’informaticien, ce qui ajoute encore à la terreur. A-t-il pu transmettre des informations à d’autres islamistes ? Pis, sous couvert d’anonymat, des policiers ont évoqué des pressions venues de la DRPP pour que ne soient pas révélés les différents indices qui pouvaient prouver que monsieur Harpon était radicalisé.

Noam Anouar, délégué syndicale VIGI Police, l’a clairement dit sur Europe 1 : « On a voulu nous forcer la main pour nous orienter vers la piste de la démence et de la folie passagère, or petit à petit les éléments matériels nous ont amenés à conclure qu’il s’agissait d’un acte délibéré, préparé, prémédité et à vocation terroriste. (…) Dès le départ, j’ai ressenti une forme de violence communicationnelle de la part de personnes qui souhaitaient protéger l’institution et la dédouaner de ses responsabilités ».

Le ministère de l’Intérieur avait-il pris connaissance de ces faits ? Premier cas d’acte terroriste commis de l’intérieur même de nos services de renseignement, l’affaire Harpon montre que notre Pays est infiltré et gangréné par la menace islamiste, au cœur des institutions chargées de notre protection. Est-ce que la correction politique a pu empêcher que Mickaël Harpon ne soit surveillé plus avant ? C’est une hypothèse non négligeable. C’est une hypothèse terrifiante. Noam Anouar, délégué syndicale VIGI Police, l’a clairement dit sur Europe 1 : « On a voulu nous forcer la main pour nous orienter vers la piste de la démence et de la folie passagère, or petit à petit les éléments matériels nous ont amenés à conclure qu’il s’agissait d’un acte délibéré, préparé, prémédité et à vocation terroriste. (…) Dès le départ, j’ai ressenti une forme de violence communicationnelle de la part de personnes qui souhaitaient protéger l’institution et la dédouaner de ses responsabilités ». 

Plus inquiétant encore, le policier estime que ce drame aurait pu être évité avec une meilleure coordination entre les services et une plus grande attention portée aux « signaux faibles », c’est-à-dire avec un travail plus fin sur le plan psychologique : « La direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) a beaucoup fait parler d’elle dans ses faillites de la lutte antiterroriste dans la vague d’attentats qui nous a frappés depuis 2015. Cette disparité des services de renseignement, ce cloisonnement entre les différents organes de la police nationale, de la sécurité intérieure et de la sécurité extérieure, et ces guerres d’ego fratricides entre les services sont préjudiciables aux concitoyens et aux policiers ».

Plutôt que de s’acharner sur ceux qui osent dire ce qui se passe dans notre pays, le gouvernement devrait s’acharner à trouver les islamistes qui ont pénétré nos défenses immunitaires et les éliminer. Finalement, le plus grand problème de la France est sa gestion des ressources humaines. Corset étouffant pour les uns, honnêtes et discrets, l’appareil d’Etat est aussi laxiste avec les autres. La politique du « pas de vague » accouche d’un tsunami.

Ce véritable scandale ne doit pas être minimisé. Il faut trouver les responsables et purger les services des personnes suspectées de radicalisation islamiste. Nous ne pouvons pas tolérer qu’avec de tels moyens mis en branle, intégrant des règles de surveillance exceptionnelles à notre droit positif, de telles fautes soient possibles. C’est la crédibilité de nos services qui est en jeu, de même que celle du ministère de l’Intérieur. Plutôt que de s’acharner sur ceux qui osent dire ce qui se passe dans notre pays, le gouvernement devrait s’acharner à trouver les islamistes qui ont pénétré nos défenses immunitaires et les éliminer. Finalement, le plus grand problème de la France est sa gestion des ressources humaines. Corset étouffant pour les uns, honnêtes et discrets, l’appareil d’Etat est aussi laxiste avec les autres. La politique du « pas de vague » accouche d’un tsunami. 

On le voit d’ailleurs avec le cas Hadama Traoré : les thèses indigénistes, intersectionnalistes ou « décolonialistes » sont le terreau fertile sur lequel pousse la haine. Autrefois, un membre trop actif du Parti communiste pouvait se voir refuser l’accès à certaines fonctions militaires.

C’était tout à fait logique en période de Guerre froide…

Posté par dissidence à 17:36 - France - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

  • Il faudra répondre...

    Caramba !... C'est encore raté ! L'arrestation du faux Xavier Dupont de Ligonnès venait pourtant à point nommé mettre d'un nouvel écran de fumée devant la fine équipe qui conduit inexorablement le paquebot France vers l'iceberg clairement identifié qu'est le danger islamique (islamiste ?). Cet écran se dissipe donc et il va falloir attendre le prochain drame pour pouvoir en remettre un... Ainsi va la minable politique suivie par nos non moins minables dirigeants qui naviguent "à vue" sans trop savoir où ils vont... De déceptions en déceptions le président ne sait plus où donner de la tête. Il ne peut même pas virer ses incapables collaborateurs car personne n'est plus volontaire pour embarquer dans sa Galère... De plus, virer la charmante porte-parole du gouvernement l'exposerait à la vindicte feinte des idiots utiles au motif confortable de "racisme", voire "d'islamophobie" si la belle est de confession musulmane... Ah, que la vie doit être difficile au Palais. Les ministres invités sur les plateaux TV s'emmêlent tant les pinceaux que leurs bobards ne passent plus chez les présentateurs réputés pourtant pro-Macron... Trop, c'est trop ! C'est la Bérézina !
    Macron abandonne ainsi le peuple de France au milieu du gué et s'en lave les mains, laissant au petit peuple le soin de se défendre... ce qui ne peut que conduire au chaos !
    Qui ne se pose pas la question de savoir ce qui se passe dans la tête de son collègue de confession musulmane, des passants dans la rue, de ses dirigeants ? Ne peut-on soupçonner les juges de partialité ?... Comment croire en ces jugements différents rendus selon qu'on est "de droite ou de gauche" ? Comment ne pas voir en chaque musulman un terroriste dormant qui attend le "bon moment" pour passer à l'acte ? Comment faire confiance à un musulman quand on sait qu'il pratique par obligation religieuse la "taqiya" et le "jihad" ?... Comment le "vivre ensemble" peut-il exister dans une telle ambiance de suspicion ? Autant de questions auxquelles il faudra bien nous répondre Monsieur le Président !

    Posté par Diatta, 13 octobre 2019 à 07:25

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