DISSIBLOG

27 avril 2015

Comment interdire le « F'Haine »

 Article après article, on voit fleurir de plus en plus ouvertement de la part du système des velléités de supprimer la démocratie, ou plutôt d'en réserver l'usage à des présélectionnés sur des critères dits « républicains » (ce qui en passant avalise l'antagonisme entre Démocratie et République) .

Dernier en date, paru dans l'inévitable libé, contestant le caractère démocratique à un parti prônant la  « priorité nationale »:

C'est le nouveau nom que le Front a donné pour institutionnaliser les inégalités entre les habitants d'un même pays et, a fortiori, entre les citoyens. Les personnes ayant la nationalité française devraient, ainsi, être prioritaires pour les emplois, alors que les étrangers ne devraient pas jouir de prestations sociales. [NDLR: ce que n'a jamais prétendu le FN mais passons...] Et le Front prône l'abolition du droit du sol, au bénéfice du droit du sang. En mettant en place une telle politique de la nationalité, on réintégrerait certaines règles déjà accordées sous le régime du maréchal Pétain [...] Ce projet suffit pour compromettre le caractère démocratique du parti de la famille Le Pen.

L'auteure (très important le e) ne dit pas ce qu'elle compte faire des membres de la famille Le Pen (les assigner à résidence ?) ni de la place qu'elle octroie aux quelques 30 % de français favorables à ses thèses (les mettre dans des camps ?)
Caricature ? Alors  lisez ceci, toujours sous la même "plume":

Le gouvernement projette de retirer ces infractions de la loi sur la liberté de la presse de 1881, afin de les traiter comme des délits de droit commun. Ceux et celles qui haïssent les minorités devront «se taire» s'ils ne veulent pas faire de longs séjours en prison à côté des assassins et des violeurs. Mais ces réformateurs ne disent pas ce qui adviendra de cette haine retenue, tue, mise sous silence. Ils se contentent d'affirmer que si l'on interdit aux haineux de parler, ils ne passeront pas au stade suivant, celui de l'acte violent.
Au lieu de punir et d'envoyer ces gens dans des prisons, où les détenus prêchent la haine plus que partout ailleurs, il faudrait inventer un dispositif plus astucieux. Ceux qui expriment ce type de propos devraient être contraints, par un juge, à suivre des stages civiques intensifs : ils auraient alors l'occasion de parler de leur haine, et de discuter avec des personnes compétentes. Ils seraient obligés de lire des livres, de regarder des films, et d'en discuter avec des gens qui haïssent d'autres minorités qu'eux. S'ils récidivent à la fin de ce stage, ils seraient forcés d'en faire un nouveau.

Bref la taule ou le goulag, c'est maintenant.

Posté par dissidence à 13:22 - France - Commentaires [0] - Permalien [#]
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